Molière - Le Malade imaginaire - Acte 2, sc 6 - analyse
Synthèse : Dans l’extrait des Malades Imaginaire consacré à la sortie des Diafoirus, Molière déploie une satire corrosive de la médecine, s’appuyant sur une parodie de consultation où le comique de caractère, incarné par Thomas Diafoirus, se conjugue à la bouffonnerie d’un diagnostic absurde. L’auteur dénonce l’ignorance crasse dissimulée derrière le jargon savant et les références latines, en s'attardant sur la complaisance du père face aux inepties de son fils. L’absurdité des prescriptions, notamment la prescription des « grains de sel », et la déférence corporatiste des médecins accentuent le caractère grotesque de la scène, qui révèle le pouvoir exercé par ces charlatans sur un Argan déjà en proie à ses hypocondries. En dépit d’une certaine lucidité, ce dernier reste ainsi prisonnier d'une médecine tout autant inefficace que dominatrice.
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