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Du Bellay - Les Regrets - Sonnet 150 - Seigneur, je ne saurais regarder d’un bon œil - analyses

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Du Bellay - Les Regrets - Sonnet 150 - analyses

Dans ce sonnet, Du Bellay se moque des courtisans : « les singes de cour » dont il critique l’hypocrisie.

Seigneur1, je ne saurais regarder d’un bon œil
Ces vieux singes de cour, qui ne savent rien faire,
Sinon en leur marcher2 les princes contrefaire3,
Et se vêtir, comme eux, d’un pompeux appareil.

Si leur maître se moque, ils feront le pareil,
S’il ment, ce ne sont eux qui diront du contraire,
Plutôt auront-ils vu, afin de lui complaire4,
La lune en plein midi, à minuit le soleil.

Si quelqu’un devant eux reçoit un bon visage5,
Ils le vont caresser, bien qu’ils crèvent de rage :
S’il le reçoit mauvais, ils le montrent du doigt.

Mais ce qui plus contre eux quelquefois me dépite6,
C’est quand devant le roi, d’un visage hypocrite,
Ils se prennent à rire, et ne savent pourquoi.


Joachim Du Bellay, Les Regrets, 1558.

1. Apostrophe conventionnelle en début de sonnet. Du Bellay adresse son poème à un puissant.
2. Leur façon de marcher.
3. Imiter.
4. Plaire.
5. Reçoit un bon accueil du roi.
6. Me contrarie.

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