V. Hugo - L'Année terrible - À ceux qu'on foule aux pieds
Synthèse : L’analyse met au jour la métamorphose progressive du « je » poétique, qui, d’abord confiné dans l’expression d’une subjectivité lyrique exacerbée, s’érige en figure héroïque et christique, destinée à transcender le moi individuel. L'étude des temps verbaux, des périphrases et du lexique révèle un itinéraire jalonné de bilans et d'avancées, conduisant à la mythification du poète en tant que compagnon du peuple, mais aussi en tant que polémiste. L’évolution du registre, du lyrisme au pathétique, puis à la polémique, souligne la transformation de l'écrivain, désormais engagé et héritier des figures majeures de l'engagement littéraire. Cette mutation est notamment illustrée par l'antithèse entre la parole poétique, résistante et compatissante, et celle, dégradante, des adversaires. L’article met en exergue les mécanismes par lesquels le poète, en s’effaçant, se fait l’incarnation même de l’écrivain engagé.
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