Lettre 24
Synthèse : Dans la lettre XXIV des «Lettres Persanes», Montesquieu use du regard exotique de Rica, voyageur persan, pour critiquer la société française de 1712, à l’approche de la mort de Louis XIV. Le texte s’ouvre sur l’étonnement du personnage face à l’agitation parisienne, avant de dépeindre, avec une ironie mordante, la vanité et la crédulité du peuple, piliers de la monarchie absolue. Le roi, présenté comme un «grand magicien», manipule les esprits et tire sa richesse de l’orgueil de ses sujets, tandis que le pape, «magicien» plus puissant encore, exerce son influence sur le monarque. Par le biais de cette satire, Montesquieu dénonce les abus du pouvoir, la superstition et l’obscurantisme, tout en invitant le lecteur à une réflexion critique sur les mœurs et les institutions de son temps.
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