Synthèse : L’analyse se penche sur la mise en œuvre du souvenir dans le poème «Joal», explorant la manière dont ce dernier, ancré dans le récit d’enfance, se déploie. Le poème s’ouvre sur une évocation toponymique, «Joal», qui déclenche le jaillissement des images, peuplant le texte de personnages, de paysages et d’événements issus du Sénégal natal. L’étude souligne le métissage culturel, fondement de l’œuvre senghorienne, où le christianisme et le paganisme se conjuguent. Le «je» poétique, tout en exprimant un sentiment de déracinement, résout le dilemme de la double appartenance par l’acceptation de cette dualité, comme en témoigne le passage du lyrisme à l’élégiaque. L’analyse met en lumière le travail du rythme et du signifiant, notamment à travers les allitérations et les assonances, qui participent à la construction d’une poésie où mémoire et identité se rejoignent. Le poème se referme sur une note élégiaque, contrastant avec l’exaltation initiale, et illustre la tentative de Senghor de dépasser la dualité entre passé et présent.
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