Molière - Le Malade imaginaire - Acte 1, sc. 2 - analyse
Synthèse : La seconde scène d'exposition de Le Malade imaginaire révèle, par l'entremise du dialogue vif et truculent entre Argan et Toinette, les ressorts essentiels de la future intrigue. L'hypocondrie d'Argan, couplée à son égocentrisme, préfigure son asservissement aux préceptes médicaux et annonce son entêtement à privilégier son bien-être personnel. Le comique de geste et de parole, déployé par Toinette, souligne l'absurdité du personnage principal et amorce une critique féroce de la médecine, dont les praticiens sont dépeints comme cupides et peu scrupuleux. Molière, par une mise en scène habile de la comédie dans la comédie, prépare le spectateur à une satire grinçante, où la mauvaise foi et l'obsession du corps se conjuguent pour dépeindre un monde traversé par l'illusion et l'intérêt. Le titre de la pièce trouve ainsi son écho dès les premiers échanges.
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