Molière - Le Malade imaginaire - Acte 2, sc. 5 - analyse
Synthèse : La scène V de l'acte II du Malade imaginaire offre une synthèse remarquable des procédés comiques chers à Molière. Structurée en une série d'épisodes savamment orchestrés, elle déploie un comique de situation, hérité de la farce, en confrontant Argan, Diafoirus père et fils, et les amants Angélique et Cléante. L'auteur y dénonce la rhétorique creuse des médecins, incarnée par Thomas Diafoirus, dont l'érudition stérile contraste avec la spontanéité amoureuse de Cléante, véritable vecteur d'une célébration de l'amour. L'ingéniosité de Molière s'exprime également dans l'utilisation de la double énonciation, où les amants, s'adressant aux spectateurs et à eux-mêmes, déjouent l'aveuglement d'Argan face à la dérision de son propre comportement. Par cette mise en scène, le dramaturge offre une satire acerbe de la médecine de son temps, révélant l'obscurantisme et le mépris des praticiens vis-à-vis de leurs patients.
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