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Chrétien de Troyes - Le Chevalier de la charrette - la dimension symbolique

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Synthèse : Au XIIe siècle, dans le contexte d’une société profondément imprégnée par la foi chrétienne, le roman courtois de Chrétien de Troyes, commandité par Marie de Champagne, propose une «spiritualité de l'amour» qui transpose les schémas de la relation homme-Dieu à la relation chevalier-Dame. Ce mouvement, incarné par «l'amour parfait», instaure une «vassalité amoureuse» où le chevalier, tel un serviteur, voue une obéissance et une fidélité absolues à sa dame, l’amour devenant une ascèse et une quête de «joie» assimilable à un salut terrestre. Cependant, l’œuvre révèle un paradoxe central : cette «religion de l'amour» flirte avec le blasphème en appliquant un symbolisme religieux à un amour adultère, comme en témoigne la scène où Lancelot adore Guenièvre. L'auteur semble osciller entre célébration et critique de cet amour absolu, illustré par des symboles puissants comme le peigne aux cheveux d'Or ou le sang sur les draps, qui mêlent le charnel et le spirituel. La postérité, notamment dans la Quête du Graal, transformera Lancelot, de martyr de l’amour en pécheur, soulignant ainsi les limites de cette «religion de l'Amour» face à la véritable spiritualité.


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