Synthèse : Dans cette comédie à l'italienne baignée par le soleil napolitain, Molière déploie un univers théâtral où les personnages, issus de la tradition et des emprunts littéraires, se meuvent avec une liberté effrontée. "Les Fourberies de Scapin" s'affranchit du réalisme pour privilégier le jeu, le rire franc et la virtuosité des intrigues, orchestrées par un Scapin dont l'adresse et la souplesse charment le spectateur. Exploitant les codes de la farce, Molière met en scène des situations invraisemblables et des retournements comiques, sublimés par une imagination verbale étincelante et des procédés scéniques éprouvés. Pourtant, malgré l'enthousiasme que suscite ce spectacle, notamment l'aisance du fourbe, et la richesse du rire qui s'en dégage, l'œuvre fut initialement accueillie avec une certaine réserve, témoignant d'une divergence entre les goûts de la cour et la vitalité populaire de cette comédie. L'auteur transcende ainsi la morale et invite à l'appréciation d'un théâtre où la ruse triomphe, et où le plaisir du jeu est roi.
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