Synthèse : «Les Fenêtres», poème en prose extrait du «Spleen de Paris», constitue une réflexion baudelairienne sur le regard et l’imagination, privilégiant l’intériorité à la réalité objective. L’œuvre s’articule autour d’une esthétique poétique qui affirme la supériorité de l’imagination empathique. Baudelaire y théorise d’abord le pouvoir du regard imaginatif, illustré par la fenêtre fermée comme source de mystère et de rêverie, puis l’applique à l’observation d’une femme, dont il «refait l’histoire» avec empathie. Le poète, fier d’avoir «vécu et souffert dans d’autres que [lui]-même», revendique enfin la subjectivité artistique, la «légende» imaginée étant plus «vraie» que la réalité, car elle permet de «sentir que je suis et ce que je suis». Ce texte, véritable art poétique en miniature, souligne ainsi le rôle essentiel de l’imagination dans la construction de l’identité de l’artiste.
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