Synthèse : L'étude de «Nana» révèle une tension entre la fidélité historique et la liberté fictionnelle, l'action se déroulant principalement sous le Second Empire, une période cruciale pour décrypter les «clés» du roman. Zola s'inspire de figures et d'événements réels, tels que les Judic et Blanche d’Antigny, pour façonner ses personnages et son intrigue, tout en s'affranchissant des contraintes chronologiques. Le titre, quant à lui, ne semble pas porteur d'une signification particulière, le sens moderne du mot «nana» étant postérieur à l'écriture du roman.
L'analyse critique souligne l'importance de dépasser la question de la représentation fidèle pour embrasser la dimension mythique de l'œuvre, Zola s'inscrivant dans la lignée de Flaubert par son souci de documentation et son approche «clinique». L'auteur est perçu comme un démiurge, transgressant les normes bourgeoises et dépeignant la décomposition de la société. Le personnage de Nana, figure de la courtisane, transcende le simple poncif pour devenir une figure mythologique, incarnant la dissociation entre Nature et Culture, le «ça» s'opposant à la convention sociale.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.