Synthèse : Laclos dépeint une société marquée par deux conformismes opposés, la pruderie et le libertinage, tous deux destructeurs pour l'individu. La pruderie, pervertie par le christianisme, confond péché et sexualité, sainteté et virginité, enfermant les femmes dans des rôles stéréotypés. Seules quelques-unes parviennent à s'affranchir de ce conformisme, comme Madame de Rosemonde. De son côté, le libertinage, équivalent masculin de la pruderie, nie le cœur et l'âme des individus. Ces deux pôles entretiennent une rivalité mimétique, où la pruderie exacerbée nourrit le désir des libertins. Ainsi, la personnalité humaine est partiellement niée, entre le refus du corps pour les prudes et celui du cœur pour les libertins, révélant une véritable mutilation des individus.
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