Synthèse : Ce texte de Rousseau, empreint d’une nostalgie préromantique, propose une réflexion sur la corruption de l’homme par la société. Il décrit, dans un style limpide et argumentatif, une évolution en trois temps. D’abord, l’état de nature, idyllique, où l’homme, autonome et en harmonie avec son environnement, jouit d’une liberté et d’un bonheur primitifs. Puis, l’avènement de la société, marqué par l’introduction de la propriété et du travail, qui entraîne la disparition de l’égalité et l’émergence de la misère. Enfin, l’auteur identifie la métallurgie et l’agriculture comme les arts ayant précipité cette «grande révolution», conduisant à la civilisation, perçue comme une déchéance. Rousseau, à travers ce récit parabolique, oppose ainsi la vertu supposée des peuples «sauvages» à la corruption de l’humanité civilisée, tout en suggérant une explication géographique à ce processus de dégénérescence.
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