Synthèse : Dans "Fin de partie", Samuel Beckett remet en question les fonctions traditionnelles du langage à travers une déconstruction minutieuse. En s'inscrivant dans le théâtre de l'absurde, Beckett explore les limites de la communication et de la signification. En s'appuyant sur les théories linguistiques de Ferdinand de Saussure, il met en lumière l'arbitraire du signe et la complexité des relations entre le signifiant et le signifié. La pièce met en scène une remise en cause constante des fonctions du langage telles que la communication, l'expression émotionnelle, la persuasion et le maintien du contact. Beckett joue avec les mots, les tonalités et les jeux de langage pour souligner l'absurdité et la fragilité de la communication humaine. À travers des dialogues ambigus, des jeux de mots et des répétitions, il explore la polysémie, l'homophonie et les substitutions oniriques, créant ainsi un univers où le langage devient un objet esthétique à part entière. En mêlant français, anglais et allemand, Beckett interroge également les frontières linguistiques et culturelles, enrichissant ainsi la dimension métalinguistique de la pièce.
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