Synthèse : À vingt-cinq ans, Hugo se tourne vers le théâtre pour exprimer ses idées politiques en pleine évolution, à travers des pièces historiques comme Cromwell. Il cherche à représenter fidèlement les forces populaires et à questionner la légitimité du pouvoir post-révolutionnaire. Le drame se fait roman, dépeignant une époque avec une profusion de détails et de personnages. Le personnage de Cromwell incarne la dualité entre grandeur et mal, entre génie politique et déraison.
Dans sa Préface, Hugo critique les règles imposées au théâtre et propose une esthétique nouvelle, mêlant le grotesque et le sublime. Il remet en question les unités de temps et de lieu, défendant une représentation plus fidèle de la réalité. Pour lui, l'art doit concentrer et intensifier la réalité, choisir le caractéristique plutôt que le beau. Il prône la liberté artistique face aux contraintes des systèmes et des règles établies.
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