Synthèse : L'étude du «Contrat social» de Rousseau révèle une entreprise théorique ambitieuse, visant à établir les fondements du droit et à définir les conditions d'un régime politique légitime, indépendamment des contingences historiques. L'ouvrage, s'éloignant de l'utopie et des plans de gouvernement, se présente comme un préalable théorique à toute constitution juste. Rousseau, tout en s'inscrivant dans le courant contractualiste, opère une transformation radicale de la notion de contrat : celui-ci devient l'acte fondateur par lequel une multitude se constitue en peuple souverain, détenant le pouvoir législatif.
Le livre I expose la nécessité d'un contrat social comme réponse à la violence et aux inégalités, articulant le droit et l'intérêt. Il réfute les fondements naturels ou forcés de l'autorité, tels que la famille ou l'esclavage, pour aboutir à la définition d'une association où chacun, en s'unissant à tous, demeure libre. Le livre II analyse les attributs de la souveraineté, la volonté générale, et ses limites, notamment les risques d'erreur ou de corruption. Rousseau y explore les concepts de loi et de législateur, essentiels à la compréhension de la volonté générale et à la mise en œuvre d'une législation juste.
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