Apollinaire - Alcools - Schinderhannes - analyse
Synthèse : «Schinderhannes», sixième poème du cycle «Rhénanes» d’Apollinaire, s’inspire du séjour du poète au bord du Rhin et s’inscrit dans une esthétique novatrice. L’œuvre, dédiée à Marius-Ary Leblond, met en scène le brigand rhénan Johannes Bückler, dit Schinderhannes, figure légendaire de l’histoire allemande. Le poème, composé de huit quatrains en octosyllabes, mêle le lyrisme à la trivialité, parodiant les thèmes romantiques et les codes de la poésie traditionnelle. Apollinaire y dépeint une bande de brigands, dont l’idylle avec Juliette Blaesius et les beuveries sont décrites avec un ton volontairement prosaïque. L’auteur subvertit ainsi les genres, en associant le registre lyrique à une vision dionysiaque et en parodiant l’épopée, pour créer un poème comique et décalé. L’ambiguïté du personnage de Schinderhannes, oscillant entre attendrissement et violence, et la vulgarité des scènes, contribuent à l’originalité de cette œuvre qui annonce les audaces d’«Alcools».
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