Synthèse : L'article explore la fascination occidentale pour l'Orient au XIXe siècle, soulignant les mutations d'une esthétique et d'une mentalité. La guerre d'indépendance grecque, avec ses massacres et son héros Byron, cristallise cet engouement, inspirant artistes et intellectuels, dont Victor Hugo, qui y voit une "préoccupation générale". De Chateaubriand à Flaubert, l'Orient devient un motif récurrent, remodelant l'imaginaire et influençant les arts, de la peinture à la littérature. Si l'orientalisme du XVIIe siècle est d'abord une mode, il devient, au XIXe, une source de rêverie et d'expression du moi, avec une dimension politique croissante. Les bouleversements techniques et géopolitiques, notamment la campagne d'Égypte, participent à la redéfinition de cet espace fantasmatique.
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