Ch. 17
Synthèse : L'Eldorado, tel que dépeint par Voltaire, incarne une utopie luxuriante et abondante, où l'or et les pierres précieuses foisonnent au point de devenir insignifiants. Les maisons somptueuses et les repas pantagruéliques soulignent l'extrême richesse et la gratuité des biens, contrastant avec la pauvreté de la France contemporaine. Les sens y sont comblés par des plaisirs variés, et les habitants, heureux et généreux, témoignent d'une harmonie sociale parfaite. Toutefois, Voltaire use de l'exagération pour satiriser cette perfection irréaliste, suggérant que l'utopie n'est qu'un rêve inatteignable. À travers l'ironie mordante, il critique l'illusion d'un monde parfait et prône un retour au réalisme, où le bonheur réside dans le travail concret, comme le montre la conclusion de "Candide". Cette réflexion s'inscrit dans une tradition critique de l'utopie, rappelant les "Lettres persanes" de Montesquieu.
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