Synthèse : L’incipit de ce roman s’ouvre sur une interrogation phonétique, «Doukipudonktan?», qui donne le ton d’une œuvre où le langage, subvertissant les normes, devient le principal vecteur de l’innovation. L’auteur plante le décor d’une modernité urbaine, peuplée de personnages issus du quotidien, dont le niveau de langue, truffé d’incorrections et de grossièretés, est assumé et revendiqué. La narration, bien que recourant à des procédés classiques tels que le monologue intérieur et les dialogues, est constamment parasitée par les interventions d’un narrateur qui commente avec humour les personnages et souligne la «ficelle» des conventions romanesques. L’ambiguïté du personnage de Gabriel, à la fois «costaud» et soucieux de son parfum «Barbouze», et la brièveté de l’apparition de Jeanne Lalochère, contribuent à installer une atmosphère de comique et de décalage. L’auteur multiplie les jeux de mots, les allusions intertextuelles et les autocitations, créant une connivence avec le lecteur et instaurant une mise à distance du sérieux romanesque.
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