Synthèse : L’analyse se penche sur «Phèdre» de Racine, qualifiée de «poème des passions» par son intensité et sa capacité à explorer les troubles de l’âme. L’étude met en lumière la finesse avec laquelle Racine dépeint les nuances de l’amour, contrastant les langueurs d’Aricie et Hippolyte avec la «flamme si noire» qui consume Phèdre. La tragédie est alors lue à travers le prisme de la mélancolie érotique, une «maladie d’amour» influencée par la médecine de l’époque. L’auteur souligne l’importance du «Sublime» de Longin, traduit par Boileau, pour exprimer le désordre émotionnel, notamment dans la scène d’ouverture. Enfin, le texte interroge le rôle des passions dans la tragédie, leur pouvoir destructeur et leur transformation en plaisir esthétique, conformément à la visée morale de Racine.
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