Synthèse : L’étude se penche sur la figure de Phèdre, personnage racinien emblématique, en soulignant la puissance du désir qui l’anime et la complexité de sa psyché. Racine, puisant dans le mythe, met en scène une «dépossession de soi» où les dieux, tels Vénus et le Soleil, incarnent les contradictions et les abîmes de l’être humain. La pièce, revendiquant une dimension morale, dépeint l’amour comme une «passion» aux conséquences désastreuses, tant sur le plan physique que spirituel et moral, Phèdre illustrant les dangers de ce dérèglement. L’analyse met en lumière la dimension universelle de cette passion, qui affecte également Hippolyte, et souligne le rôle de la tragédie dans la condamnation des troubles sociaux engendrés par l’amour. Enfin, l’étude met en évidence la postérité de cette figure féminine, dont la force et l’ambivalence continuent de fasciner, comme en témoigne la représentation «médusante» qu’en a faite Cocteau.
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