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Montesquieu - Les Lettres persanes - Lettre 48 - condensé

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Usbek, qui aime s’instruire, est toujours très occupé par la curiosité. Rica et lui sont agréablement reçus partout. Usbek a passé quelques jours dans une maison de campagne près de Paris chez un homme de considération qui a une femme fort aimable. Il a sympathisé avec un homme auprès de qui il émit le souhait de comprendre un peu les gens qui l’entouraient. Ainsi, cet ami lui a présenté : un fermier général riche mais de basse extraction, réputé pour son cuisinier et prêt à louer tout le monde, un prédicateur, directeur de conscience, dur en public et doux en privé, surtout avec les femmes, un poète grotesque et pauvre mais qui a écrit l’épithalame (poème composé à l’occasion d’un mariage) de ses hôtes. « Il y a parmi nous des mariages heureux, et des femmes dont la vertu est un gardien sévère. Les gens dont nous parlons goûtent entre eux une paix qui ne peut être troublée ; ils sont aimés et estimés de tout le monde. Il n’y a qu’une chose ; c’est que leur bonté naturelle leur fait recevoir chez eux toute sorte de monde ; ce qu’il fait qu’il y a quelquefois mauvaise compagnie. » dit l’homme. Il lui a présenté aussi un vieux guerrier bougon qui se croit indispensable mais qui a été mis sur la touche (quand on n’a pas le génie militaire jeune, on ne l’a jamais), un homme à bonnes fortunes avec lequel il a engagé une conversation : il fréquentait les femmes, non pas pour leur faire du mal mais pour faire enrager les maris et les pères. Il y a à Paris beaucoup de jeunes gens comme celui-ci. En constatant cela, Usbek s’échauffe et se réjouit qu’on ne trouve pas de telles personnes dans son pays.

Source: A.N.I
   

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