Vers 857 à 912
Synthèse : L’analyse de la scène III, 3 de «Phèdre» révèle l’effroi de l’héroïne face au retour inattendu de Thésée, événement qui la contraint à affronter les conséquences de ses aveux et à envisager la mort comme unique issue. Racine met en lumière l’affolement de Phèdre, tiraillée entre le désir de disparaître et la crainte de la réprobation, soulignant la dimension tragique de sa descendance, irrémédiablement marquée par les fautes familiales. Face à cette détresse, Oenone, par une argumentation habile et pernicieuse, manipule Phèdre, l’incitant à accuser Hippolyte et à se soustraire ainsi à la honte. L’étude des arguments d’Oenone, notamment son recours à des considérations morales et à l’exploitation des contradictions de Phèdre, dévoile une machination où la nourrice, mue par une passion dévorante, se fait le mauvais génie de sa maîtresse, précipitant la tragédie. La scène interroge ainsi la responsabilité des personnages et le rôle du destin, annonçant les châtiments à venir.
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