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Barbey d'Aurevilly: sa vie, son oeuvre

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Synthèse : Né un jour de deuil, sous de funestes auspices, Barbey d'Aurevilly érigea la transgression et le scandale en principes esthétiques, défiant son époque avec une élégance dandyesque et une virulence réactionnaire. Monarchiste et catholique, l'écrivain pourfendit le matérialisme et la notion de progrès, construisant son œuvre en opposition radicale au XIXe siècle et à sa modernité qu'il exécrait. Avant Baudelaire, il assuma "l'aristocratique plaisir de déplaire", cultivant un style marqué par le mystère et la provocation. L'enquête présentée ici explore les lieux chers à l'auteur, de Saint-Sauveur-le-Vicomte aux grèves du Cotentin, en quête des figures damnées et familières qui nourrirent son imaginaire singulier, révélant ainsi les sources profondes de son œuvre sulfureuse, marquée par un procès retentissant suite à la publication des *Diaboliques*.

Ce fut sa première incongruité : Barbey d'Aurevilly naquit en 1808, le 2 novembre, le jour des morts « à deux heures du matin, par un temps du diable ». «J'ai toujours cru que ce jour répandrait une funeste influence sur ma vie et ma pensée ». Première provocation d'un homme qui les cultiva toutes et fit de la transgression, du sacrilège, du scandale et du mystère, la matière et l'esthétique même de ses œuvres. La publication en 1874 des "Diaboliques" donna lieu à un procès et la saisie des exemplaires du livre fut ordonnée par la justice. Avant Baudelaire, dont il salua le génie, Barbey d'Aurevilly cultiva «l'aristocratique plaisir de déplaire ». Son élégance ostentatoire de dandy byronien était un défi à son siècle, ce XIXe contre lequel il ne cessa de s'insurger avec violence. Car Barbey, monarchiste, catholique, nostalgique de la chouannerie, pourfendeur du matérialisme et de la notion de progrès, journaliste, réactionnaire, construisit son personnage et son œuvre contre ce siècle et cette modernité qu'il abhorrait. A Saint-Sauveur-le-Vicomte, à Valognes, villes de sa jeunesse, de ses premières passions et de la nostalgie de son vieil âge, « dans les palais des premiers songes, dans les chemins creux et les landes du Cotentin, sur les grèves de Carteret, entre brumes et embruns », nous sommes allés à la recherche des figures étranges, damnées et pourtant familières, que Barbey avait connues et recrées.



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