Synthèse : Zola confère à Nana une dimension symbolique, incarnant à la fois les principes du naturalisme et les maux de son époque. Victime des déterminismes biologique, social et historique, elle est le produit d'une hérédité de misère et de déchéance, soulignée par un lexique omniprésent de la pourriture. En tant que figure réaliste, Nana s'inspire de femmes réelles, et ses descriptions détaillées révèlent une esthétique visuelle captivante, où chaque trait anatomique est minutieusement observé. Symbole du Second Empire, elle incarne une société corrompue, à la fois séduisante et gangrenée de l'intérieur. Zola élève Nana au rang de mythe, faisant d'elle une idole tragique, objet de désir et de frustration masculine, reflet d'une société en déclin. Sa déchéance finale, ravagée par la petite vérole, devient une métaphore puissante de la corruption et de la dégradation morale.
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