Synthèse : Cet extrait (V,7,2) de Les Misérables, explore la conscience humaine comme un univers vertigineux et conflictuel, surpassant en grandeur la mer et le ciel. Hugo y décrit l’âme comme un «chaos», une «fournaise» et un «pandémonium», peuplés de chimères, de rêves et de passions, faisant écho aux combats épiques d’Homère, aux visions de Milton et aux spirales dantesques. L’auteur érige ainsi l’intériorité en un espace infini, où se mesure le désespoir des volontés et des actions humaines, révélant une tension constante entre pensée et acte. Cette «poétique de l’âme» transforme l’homme en un mystère absolu, un monde à explorer sans fin, illustrant l’ambition de Hugo de sonder les profondeurs de l’humanité.
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