Baudelaire - Les Fleurs du mal - Les Phares - analyse
Synthèse : L’analyse des "Phares" révèle une articulation subtile de la critique baudelairienne, qui s'éloigne des premiers élans stendhaliens et diderotiens pour épouser une esthétique ancrée dans la modernité et le spirituel. Le poème, conçu comme une méditation sur l'art, articule huit figures emblématiques – Rubens, Vinci, Rembrandt, Michel-Ange, Puget, Watteau, Goya, Delacroix – en un chiasme de sensations et de visions. La lecture des strophes met en évidence la prédilection du poète pour les artistes tourmentés, dont les œuvres, empreintes de misère et d'angoisse, témoignent de la condition humaine face à l’éternité. L’étude souligne notamment la présence diffuse de Delacroix au sein du poème, dont l'influence se révèle dans la relecture des maîtres, et dans le dialogue avec leur œuvre. L'intérêt se porte aussi sur la manière dont Baudelaire sélectionne des éléments picturaux précis pour transcrire la complexité de chaque artiste, de la sensualité de Rubens au mystère de Vinci.
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