Synthèse : En publiant Les Fêtes galantes en 1869, Verlaine s'inscrit dans une tradition déjà bien établie par Hugo, Gautier et Banville, qui avaient ravivé l'intérêt pour l'esthétique du XVIIIe siècle, notamment à travers les figures de Fragonard, Boucher et Watteau. Ce recueil célèbre les plaisirs sensuels et érotiques, comme en témoignent des pièces telles que Sur l'herbe ou En bateau, où les désirs s'épanouissent dans l'obscurité. Cependant, une note de tristesse croissante imprègne les dernières pièces, conférant une profondeur mélancolique à cette fantaisie apparente. Le style de Verlaine, plus souple que dans Les Poèmes saturniens, se distingue par des vers brefs, une langue orale et des tournures familières, enrichies d'archaïsmes, révélant une maîtrise raffinée de la langue française. Cette vivacité stylistique s'accorde parfaitement avec le thème du recueil, confirmant Verlaine comme un artiste accompli.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.