Synthèse : Au XVIIIe siècle, le libertinage est associé à la subversion des normes sociales et morales rigides, incarnant une forme de résistance intellectuelle et sensuelle. Les libertins remettent en question les valeurs établies, revendiquant une liberté individuelle égoïste, à l'image de Valmont et Merteuil. La littérature libertine, scandaleuse et complice du lecteur, explore les limites de la décence et du scandale à travers des personnages tels que ceux des "Liaisons dangereuses". Cette remise en cause des conventions sociales s'inscrit dans un contexte de rationalisme triomphant des superstitions, valorisant la reconnaissance des désirs et des passions humaines sans jugement moral a priori. Les libertins, manipulateurs et cyniques, exercent un pouvoir de séduction et de domination, mettant en lumière les rapports de force et d'asservissement au sein de la société. Le libertinage, loin d'être un idéal de libération, se révèle être un jeu social contraignant et une quête de pouvoir, loin de l'image légère et joyeuse souvent associée au XVIIIe siècle.
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