Synthèse : L’étude interroge la pertinence de l’étiquette «roman» pour qualifier les récits de Rabelais, soulignant la complexité des catégories génériques et leur historicité. L’auteur examine les titres, la langue et la forme des œuvres, relevant l’absence du terme «roman» dans les titres et la présence d’une mosaïque linguistique, allant du moyen français aux langues inventées, en passant par le latin macaronique. L’analyse révèle également une hybridité formelle, mêlant prose et poésie, narration et discours, qui s’éloigne des conventions romanesques de l’époque.
L’étude met en lumière la parodie et l’ironie comme procédés essentiels, l’inadéquation entre le fond et la forme servant à la mise à distance critique des genres établis. L’auteur conclut que, si le «roman» ne peut être appliqué au sens moderne du terme, l’œuvre rabelaisienne ouvre un espace pour la représentation de multiples voix, langues et formes, préparant l’émergence de formes plus novatrices, notamment dans le Tiers et le Quart Livre. Ainsi, le «roman» rabelaisien se définit comme un genre ouvert, propice à la transformation et à la création.
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