Synthèse : La redécouverte de la pensée d'Aristote en Italie vers 1300 a marqué une opposition au pouvoir politique de la papauté, illustrée par Dante, Marsile de Padoue et Machiavel. Si l'aristotélisme n'a pas permis de garantir l'indépendance du monde politique face à l'Eglise, Machiavel a résolu ce problème en mettant en avant l'expérience moderne. Il remet en question la vision aristotélicienne de la cité en insistant sur les phénomènes politiques et en affirmant que le "bien" peut être fondé par le "mal". Machiavel souligne l'autosuffisance de l'ordre terrestre et la nécessité du mal pour maintenir l'ordre politique. En dévalorisant les prétentions des grands à la vertu, il devient le premier penseur démocratique, marquant le déclin de l'idée de bien au profit de l'idée du peuple. En attaquant l'idée de bien portée par l'Eglise, Machiavel se positionne en réformateur religieux et en précurseur du libéralisme, remettant en question les fondements traditionnels du pouvoir.
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