Synthèse : Le Général De Gaulle, dans ses "Mémoires de guerre", se livre à une mise en scène minutieuse de l'histoire, mêlant faits historiques et interprétations personnelles. Il insiste sur l'importance de l'appel du 18 Juin 1940 comme point de départ de l'engagement de la France dans la guerre, créant ainsi un nouveau temps historique. À travers une abondance de détails et d'annotations, il façonne une histoire où la France occupe le premier plan, se présentant lui-même comme l'homme-orchestre de cette épopée. Cependant, cette narration n'est pas dénuée de fiction, De Gaulle réorganisant les événements pour servir une vision politique spécifique, mettant en avant le concept de "résistancialisme" qui assimile la Résistance à l'ensemble de la nation. Cette construction mythologique de l'histoire vise à donner une légitimité à la France et à sa place dans le conflit, occultant parfois le rôle décisif des Alliés, en particulier des États-Unis. Jacques Lacan souligne que l'histoire est un récit subjectif, manipulé par De Gaulle pour servir ses desseins politiques.
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