Voltaire - Candide - Chapitre 19 - l'esclavage - analyse
Synthèse : L'extrait de «Candide» analysé ici révèle l'habileté voltairienne à dénoncer l'esclavage par le biais du rire. Le texte juxtapose des éléments comiques — l'opposition sociale et physique entre Candide et l'esclave mutilé, le nom grotesque du maître «M. Vanderdendur», la répétition de la violence subie — et une réalité effroyable. Cette dissonance, renforcée par l'attitude stoïque et polie de l'esclave face à son sort, suscite une réaction ambivalente chez le lecteur. Voltaire use de l'humour noir pour critiquer non seulement les maîtres esclavagistes, mais aussi les consommateurs européens et les missionnaires chrétiens, coupables de complicité et d'hypocrisie. L'ironie, l'antiphrase et le recours à des figures de style spécifiques, comme la répétition et la comparaison, servent à déconstruire les justifications de l'esclavage et à inviter à une réflexion sur la condition humaine.
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