Synthèse : Dans ce récit complexe et captivant, nous suivons les aventures de Don Quichotte et de son fidèle écuyer Sancho Panza. Entre combats imaginaires, quêtes impossibles et rencontres loufoques, les deux compères nous entraînent dans un monde où réalité et folie se confondent. Don Quichotte, obsédé par les idéaux chevaleresques, entraîne Sancho dans des péripéties aussi drôles que touchantes. Le récit est ponctué de rencontres étranges, de quiproquos hilarants et de réflexions profondes sur la nature humaine. Malgré les épreuves et les déceptions, Don Quichotte reste fidèle à ses rêves de grandeur, tandis que Sancho, plus pragmatique, apprend à composer avec la réalité. Entre humour, satire sociale et méditations sur la quête de sens, ce récit nous invite à réfléchir sur la frontière fragile entre la raison et la folie, la réalité et l'illusion. Une œuvre riche et intemporelle qui continue de fasciner et d'interroger les lecteurs à travers les siècles.
Prologue: Cervantès dit qu’il n’en veut pas à celui qui a fait un faux DQ. Il raconte l’histoire du fou qui enfle les chiens avec une paille, et ce cet autre qui lançait des plaques de marbre ou de pierre sur les chiens, jusqu’à ce qu’un maître lui donna une bonne correction. Le fou fait de puis mine de lancer sa pierre, sans jamais le faire, en disant, à propos de tous les chiens: « gare, c’est un lévrier. »
I: C’est toujours Cid Hamet Ben-Engeli qui raconte. Troisième sortie de DQ. Le curé et le barbier viennent vérifier que DQ est bien guéri. Ils raisonnent ensemble de la manière de gouverner, DQ semble sain d’esprit, mais quand il entend que les Turcs menacent à nouveau le pays, il dit que le roi ferait bien de convoquer tous les chevaliers, seuls capables de d éfendre l’Espagne. Le barbier lui raconte alors l’histoire de ce fou qui prétendait être guéri, mais qui avoua se prendre pour Neptune, alors qu’un autre fou disait qu’il était Jupiter. DQ dit que cela n’a rien à voir avec lui, puis il loue les chevaliers.
II: SP arrive, repoussé par la gouvernante. DQ et SP dialoguent, DQ demande à SP ce que l’on raconte de lui et de ses exploits. SP lui parle de Cid Hamet, il va quérir un bachelier qui en sait plus que lui.
III: DQ s’inquiète de ce que peut bien raconter ce More. Le bachelier, Samson Carrasco, roublard et intelligent, lui dit que tout le monde aime cette histoire, railleur, il ne cesse de louer DQ et ses hauts faits d’arme. DQ l’invite à souper.
IV: Le bachelier veut en savoir plus sur le vol de l’âne… L’auteur promet même une seconde partie. DQ veut repartir, Samson lui conseille d’aller à Saragosse, où se tiendra une joute. Ils partent dans huit jours.
V: SP dit à sa femme, Thérèse, qu’il va partir, celle-ci lui conseille de ne pas attraper la grosse tête. Elle ne veut pas que Sanchica soit comtesse.
VI: La nièce de DQ essaye de le dissuader, sans succès.
VII: La gouvernante demande de l’aide au bachelier qui lui promet de convaincre DQ. SP requiert des gages, mais DQ dit qu’il n’en vit jamais donner à un écuyer. Le bachelier arrive et accepte d’être son écuyer, SP, triste, change d’avis. Samson est étonné de voir la faconde de SP, et il le prend pour aussi fou que son maître. Puis ils prennent la route vers Toboso.
VIII: DQ veut être béni par sa Dulcinée. En chemin, SP fait remarquer à DQ qu’ils devraient être plutôt moines, que chevaliers, car au vue de ce que dit DQ de leurs sépultures, ils atteindraient bien plus vite la sainteté et la renommée.
IX: Dans le village, DQ demande à SP de le mener au palais de Dulcinée, mais SP ne l’a jamais vu, même s’il a dit tout le contraire à DQ. Il lui propose, puisque l’aube approche, de se réfugier dans les bois, pendant qu’il ira trouver Dulcinée.
X: SP demande à des Manchois où elle se trouve et il monologue sur sa propre folie de suivre un tel maître. Il décide de lui présenter n’importe quelle paysanne et de lui dire que c’est Dulcinée. Il voit trois paysannes et court chercher son maître. DQ se croit enchanté puisqu’il ne parvint à voir en sa Dulcinée qu’une vulgaire paysanne. SP lui assure qu’il a bien vu une princesse.
XI: Puis ils rencontrent une charrette de comédiens, déguisées en démons. Le fou attaque SP, DQ veut les attaquer, mais SP l’en dissuade en lui faisant remarquer qu’ils ne sont pas chevaliers. C’est l’aventure du char de la Mort.
XII: DQ loue le métier de comédien. Description de l’amitié qui lie Rossinante au grison. Puis deux cavaliers s’installent près d’eux pour la nuit, l’un deux récite des vers d’amour. Il se présente comme étant le chevalier du Bocage.
XIII: Les deux écuyers s’entretiennent. SP loue son maître, l’autre le critique. Ils mangent et boivent, puis s’endorment.
XIV: Le chevalier du Bocage raconte à DQ comment il s’est épris de Cassildée de Vandalie qui lui a demandé d’accomplir tant d’exploits avant de se donner à lui. Il se demande quand ce jour arrivera enfin. Il les lui raconte et dit même qu’il a vaincu DQ! DQ lui dit que c’est son meilleur ami et qu’il ment, ou qu’il a été enchanté, et le provoque en duel pour prouver la véracité de ses dires. L’autre accepte à condition que le vaincu se soumette au vainqueur. Ils vont chercher leurs écuyers. Celui du chevalier dit à SP qu’ils devront se battre aussi. Le jour point, l’écuyer du chevalier est très laid, avec un énorme nez, et le chevalier a plein de miroirs sur son armure. C’est ainsi qu’on le nomme le chevalier des Miroirs. Celui-ci est coincé, et ne parvient pas à faire avancer son cheval, du coup, DQ le jette à terre, si fort qu’il le croit mort. SP descend de son arbre. Ils sont très surpris de reconnaître Samson. L’écuyer arrive en courant sans son hideux nez, qu’il a oublié de remettre, SP le reconnaît comme son voisin. Le bachelier se réveille et promet d’aller voir Dulcinée, qui est bien plus belle que Cassildée, et de revenir raconter son entrevue, e, outre, il admet ne jamais avoir battu DQ. DQ dit qu’ils ont été enchantés, et malgré tout, SP le croit.
XV: Où l’on raconte comment le curé et le barbier aidé du bachelier décidèrent de jouer ce tour à DQ, espérant ainsi le faire rentrer chez lui. L’écuyer s’en retourne chez lui, et Samson promet de mener à bien son entreprise.
XVI: DQ assure à SP qu’ils ont été bel et bien enchantés. Puis ils rencontrent l’hidalgo Don Diego de Miranda, tout étonné de sa rencontre et qui rentre chez lui. Il décrit sa vie simple et saine, bien qu’il soit fort riche. Il vit tranquillement avec sa femme et ses enfants. Il lui dit que son fils aîné se pique de poésie, DQ donne son avis sur l’éducation des enfants et l’importance des lettres. Ils rencontrent alors un char portant des bannières royales.
XVII: DQ demande sa salade à SP, qui n’eut pas le temps d’en ôter le fromage. Celui-ci coule sur le visage de DQ, qui croit que son cerveau se ramollit. Quand DQ voit ce dont il s’agit, SP lui dit que ce devait être quelques enchanteurs qu’i l’avaient placé là. Puis DQ va à la charrette qui contient un lion. Il veut le combattre, le lion se recouche dans sa cage. DQ, sur les conseils du charretier, s’arrête là. DQ veut qu’on le nomme désormais le Chevalier des lions. Don Diego les invite dans sa maison.
XVIII: Ils ont reçus dans une belle demeure campagnarde. DD dit à son fils Don Lorenzo que DQ est fou, mais qu’il est aussi plein de raison. Doña Cristina, sa femme, les reçoit comme il se doit. DL s’entretient avec DQ de poésie et de chevalerie. Il conclut que c’est un fou remarquable. A table, DL récite quelques vers, DQ est très enthousiaste. Ils y restent quatre jours, puis s’en vont.
XIX: Ils rencontrent deux étudiants et deux prêtres. Ils vont aux noces d’un paysan fort riche et invitent DQ à les suivre. Il s’agit de Quitéria la belle et de Camache le riche. Mais elle aime le berger Basile.
XX: Description de la noce, des chants et des danses de nymphes. SP se goinfre.
XXI: Basile se tue sous les yeux de tous, d’un coup d’épée. Mais avant de mourir, il demande à Quitéria d’accepter d’être sa femme. Elle accepte. Mais en fait, c’était un moyen pour échapper à Camache. Basile se relève et le riche paysan est mis devant le fait accompli. Une bataille fait rage, mais DQ les calme en disant qu’on ne peut rien contre l’amour. Camache, dégoûté du comportement de sa belle, abandonne la partie. Les amoureux quittent la fête qui va continuer, ils emportent avec eux DQ et SP désespéré de ne pas continuer à s’empiffrer.
XXII: Basile raconte comment lui seul eut cette idée. Puis on raconte à DQ les merveilles de la caverne de Montésinos. DQ demande un guide pour l’y conduire. Un licencié, qui étudie les lettres, accepte. Il explique qu’il écrit et fait publier des livres utiles à la république. Puis DQ descend dans la caverne attaché à une corde. SP et le licencié le remontent au bout de quelques temps, évanoui. Quand il se réveille, DQ dit qu’il a été au paradis.
XXIII: Il raconte comment il se trouva dans une belle prairie. Il y rencontra un vénérable vieillard sortant d’un somptueux palais. C’était Montésinos lui-même, qui prit part à la bataille de Roncevaux, qui porta le cœur de Durandarte à sa femme Belerme. Merlin les a enchanté depuis cinq cents ans. Seul peut-être, DQ pourrait les désenchanter. Il y voit Dulcinée, et les deux paysannes. SP ne peut s’empêcher de rire. Il lui fait dire qu’il lui promet de ne pas manger sur table tant qu’elle ne sera pas délivrée. Soupçons de SP.
XXIV: Cid Hamet s’interroge sur la véracité de ces dires, DQ avouerait même plus tard les avoir inventés. Le cousin est ravi d’avoir participé à cette aventure. Puis il rencontre un homme tirant un mulet chargé d’armes. Étant trop pressé pour leur parler, il leur donne rendez-vous à l’auberge où il sera le soir même. Il rencontre un ancien page qui veut s’enrôler pour partir à la guerre, afin de gagner sa vie. Il a mis un de ses habits dans son sac pour ne pas l’abîmer. Il accepte de les suivre à l’hôtellerie.
XXV: Il retrouve l’homme qui lui conte l’histoire de cet homme qui ayant perdu son âne, va avec un autre dans un bois pour le retrouver. Ils braient, et se prennent pour l’âne, l’un après l’autre. Ils sont devenus la risée du pays et les raillés se battent contre les railleurs. Puis arrive maître Pierre et son singe parlant, qui répond à l’oreille de son maître aux questions que l’on lui pose. Étonnement de DQ et de SP, quand le singe dit tant de vérités sur eux.
XXVI: Puis il donne un spectacle de marionnettes. DQ qui prend tout pour vrai, se jette au secours des cavaliers attaqués par des Mores. Il veut ainsi aider Gaïferos et Mélissandre. DQ promet à Pierre de tout lui rembourser. Pierre marchande une à une chaque marionnette détruite, et DQ paye au fur et à mesure.
XXVII: En fait, maître Pierre est Ginès de Passamont, le galérien que DQ avait délivré. Pour échapper à la justice, il va au royaume d’Aragon, de déguise, achète un singe, lui apprend à sauter sur son épaule, et après s’être informé des gens qui habitent le village où il se trouve, il est à même de répondre à leurs questions.
DQ sur la route de Saragosse, voit deux grandes armées s’affronter, ceux sont les raillés et les railleurs qui s’affrontent. DQ leur fait un discours expliquant qu’il n’y eut véritablement aucune offense. SP s’en mêle, dit qu’on ne doit pas se battre pour un braiment, et braie à son tour. Mais les autres croient qu’il se moque d’eux, et l’abattent d’un coup de bâton. DQ veut le défendre, mais il reçoit une grêle de pierres et il s’enfuit, rejoint par SP. Les deux camps ne se battront pas car l’un des deux refuse la bataille.
XXVIII: DQ lui reproche d’avoir encore parlé quand il aurait mieux valu se taire. SP lui demande un salaire, puis se ravise lorsque DQ lui promet le gouvernement d’une île.
XIX: Ils arrivent au fleuve de l’Èbre, et trouvent une barque. Ils laissent leurs bêtes et montent dedans. DQ croit qu’elle est enchantée. Ils parviennent à un moulin. DQ y voit un château ou une forteresse, il agresse les meuniers. La barque chavire, SP et DQ tombent à l’eau, repêchés par les meuniers, ils doivent payer la barque aux pêcheurs très en colère. DQ abandonne l’idée de délivrer les prisonniers et s’en va.
XXX: SP regrette l’argent dépensé pour rien selon lui, et se dit qu’il retournera chez lui à la moindre occasion. Le lendemain, ils rencontrent la duchesse qui chasse avec un faucon. DQ envoie SP lui rendre hommage, et celle-ci, pour se divertir, l’enjoint de l’accompagner chez elle.
XXXI: Ils sont reçus avec de grands honneurs, SP demande à Doña Rodrigues de bien s’occuper de son âne. SP divertit la duchesse par ses facéties, mais l’ecclésiastique n’est pas du tout content et injurie DQ.
XXXII: DQ s’emporte, SP prend sa défense, le duc lui donne le gouvernement d’une île, l’ecclésiastique s’en va, outré. Puis des demoiselles viennent nettoyer DQ. Pour ne pas fâcher DQ, le duc se fait nettoyer aussi. Puis SP accepte d’être rasé, on l’amène à l’office. Puis la duchesse et DQ dissertent sur la chevalerie, sur la philosophie, puis DQ raconte comment Dulcinée fut enchantée, ce qui le rend incapable de la décrire. Puis un grand cri, SP ne veut pas être la vé avec de vieux torchons et de l’eau de vaisselle, la duchesse réprimande ses valets de cuisine, qui la prennent au sérieux, stoppent leur manège et laissent SP tranquille. SP se jette à ses pieds, la duchesse lui dit qu’elle veillera à ce que le duc tienne sa promesse. DQ va faire une sieste, SP reste avec la duchesse.
XXXIII: Elle lui demande comment il avait osé mentir sur Dulcinée, SP, solennellement, lui avoue qu’il pense que son maître est fou et qu’il agit donc en conséquence. Puis elle lui demande alors pourquoi il le suit. Il répond qu’il est fidèle et que ce métier en vaut bien un autre, et ce en enfilant toute une série de proverbes. Puis il dit qu’il sera peut-être gouverneur, et explique comment il se comportera. La duchesse lui assure que Dulcinée a bel et bien été enchantée. Puis il lui raconte la caverne de Montésinos. Puis il lui demande que l’on prenne bien soin de son âne, ce que la duchesse promet de faire en personne.
XXXIV: Le duc et la duchesse organisent une chasse à cour, un sanglier est abattu, SP veut se réfugier dans un arbre, mais n’y parvenant pas, hurle de terreur. Il est dégoûté d’avoir déchiré son bel habit neuf. SP déplore un exercice aussi bas que de tuer une pauvre bête, le duc lui dit qu’au contraire, il est réservé aux nobles, car il entraîne à la guerre. SP dit que quand il sera gouverneur il ne chassera pas, et toujours à grand renfort de proverbes. La duchesse dit combien elle les apprécie. Ils mangent et la nuit tombée se fait un grand vacarme et plein de lumières. Le diable apparaît et dit qu’il cherche DQ pour lui apprendre le moyen de délivrer Dulcinée. Un vénérable vieillard, monté sur un char, lui dit qu’il était le sage Lirgandée, d’autres se réclament d’aussi illustres noms.
XXXV: Merlin, sous l’apparence de la mort, juchée sur un immense char, apprend à DQ que SP doit se donner 3300 coups de fouet pour délivrer Dulcinée. Et ce de sa propre volonté. Malgré les supplications d’une belle jeune fille, SP ne veut rien savoir. Puis il accepte à condition de pouvoir le faire quand bon il lui semblera. Tout le monde l’acclame. Ils retournent au château, où la duchesse et le duc sont plus que jamais décidés à poursuivre leurs plaisanteries si divertissantes.
XXXVI: La duchesse promet à SP une discipline pour qu’il puisse se fouetter, puis SP lui donne à lire une lettre qu’il a faite écrire pour sa femme. Il lui annonce qu’il va être gouverneur et lui envoie l’habit, pour qu’elle en fasse un pour sa fille. Il lui promet de la faire rouler en carrosse et de la faire venir dès que cela sera possible.
Ils sont tous dans le jardin, Trifaldin de la barbe blanche, écuyer de la comtesse Trifaldi, ou duègne Doloride, arrive avec des musiciens. Elle demande de l’aide au valeureux DQ qui accepte.
XXXVII: SP n’aime pas les duègnes. Puis arrivent les fifres et les tambours.
XXXVIII: Elle explique, après maintes courbettes et louanges loufoques à l’adresse de SP et DQ, que la princesse Antonomasie, dont elle est la garde, a emporté le cœur d’un simple chevalier, Don Clavijo, qui a su si bien prendre la duègne par ses vers, qu’elle l’a laissé entrer dans la chambre à coucher de sa protégée. Elle tombe enceinte et demande à Clavijo de l’épouser. SP a hâte de connaître la suite.
XXXIX: Elle l’épouse, sa mère en meurt de chagrin. Son cousin germain, un géant du nom de Malambruno, transforma Antonomasie en guenon de bronze, et Clavijo, en crocodile d’un métal inconnu, pour se venger. Et sur une haute colonne fut écrit que seul DQ pourrait les délivrer en se mesurant à lui. Puis, pour punir les duègnes, il les affuble de barbes.
XL: SP est très étonné et est pris de pitié, DQ promet de les aider. Trifaldi lui dit que pour se rendre en son royaume, il n’aura qu’à monter un cheval de bois magique qui l’y transportera. SP précise qu’aucun cheval ne vaut son âne. Mais il doit y aller avec SP, qui refuse dans un premier élan, puis accepte, lorsqu’il voit le désespoir de la duègne.
XLI: Le faux voyage dans les airs sur la croupe du cheval Clavilègne, et la délivrance de la duègne et des autres par le seul fait d’avoir accompli cette entreprise.
XLII: Les conseils de DQ à SP sur le gouvernement de l’île: respecter dieu, se connaître soi-même, rester humble, être juste et équitable.
XLIII: Être propre, ne pas manger d’ail ni d’oignon, manger avec tempérance, ne pas éructer, ne pas proférer de proverbes (mais SP objecte que cela lui sera impossible), savoir monter à cheval, dormir modérément, respecter les nobles et ne pas faire de différences entre eux, s’habiller de chausses, d’un pourpoint et d’un long manteau. SP enfile une longue série de proverbes, DQ est désespéré, mais il se rassure en lui disant que le ciel favorise toujours les intentions droites.
XLIV: Puis le narrateur explique comment Cid Hamet a décidé, au contraire de la première partie, de ne raconter que quelques épisodes, nés des évènements mêmes qu’offrait la vérité, et de s’enfermer dans les limites étroites du récit. DQ mit tous ses conseils par écrit, car SP avait peur de les oublier. Le majordome qui avait fait la comtesse Trifaldi, conduit SP qui le reconnaît. DQ lui demande de le tenir au courant de tout ce qui se passera. DQ est très triste de ce départ. La duchesse lui propose de se divertir avec quelques demoiselles, mais DQ, craignant d’être infidèle à Dulcinée, demande à demeurer seul dans sa chambre. Mais la nuit, une certaine Altisidore chante des vers sous sa fenêtre, lui laissant entendre qu’elle est éprise de lui. Mais DQ se promet de résister.
XLV: SP est le gouverneur de l’île Barataria. SP refuse qu’on l’appelle Don SP. Dès son arrivée, un grand nombre de gens viennent lui demander justice. Le tailleur, qui a fait cinq petits chaperons dans un drap, Le vieillard qui r éclame ses dix écus, qui sont dans la canne de celui qui les doit, enfin, la femme qui dit avoir été violée, mais qui préfère mourir que de rendre ou de se laisser prendre la bourse que SP lui fait donner.
XLVI: DQ chante des vers à Altisidore. Puis les gens du château font descendre une corde pleine de grelots et des chats qui font un vacarme épouvantable. DQ crie aux enchanteurs. Il se bat furieusement avec un chat. Il restera cinq jours alité.
XLVII: Pour SP, ses serviteurs l’empêche de manger en retirant les plats au fur et à mesure. Le médecin lui dit que c’est très mauvais pour sa santé. Puis le duc lui envoie une missive qui le prévient que son île va être attaquée et que l’on veut le tuer. Il réclame à manger, mais un laboureur vient réclamer six cents ducats pour marier son fils fort laid à une demoiselle toute aussi laide. SP le met à la porte.
XLVIII: La duègne, doña Rodriguez, vient demander justice à DQ, pour sa fille qui a été engrossée par un riche laboureur. DQ la prend pour un fantôme, et n’a pas le temps de lui répondre que des personnes viennent pantoufler la duègne et pincer DQ.
XLIX: Le médecin accepte enfin que SP ait un souper digne de ce nom. Puis SP fait une ronde de nuit, pour déloger du pays les vagabonds et les bons à rien. Il rencontre un joueur qui a beaucoup gagné et un parasite qui vit de ce que les joueurs veulent bien leur donner. Ce dernier se plaint du peu que le joueur accepte de lui donner, SP lui fait donner 100 réaux et l’enjoint de quitter l’île aussitôt. Puis il rencontre, entre autres, une jeune fille déguisée en jeune homme, que son père gardait prisonnière depuis dix ans, depuis la mort de sa mère.
L: Ce furent une autre duègne et la duchesse qui se jetèrent sur doña Rodriguez. Un page est dépêché auprès de Térésa Panza. Il lui apprend tout, elle n’en revient pas, ainsi que le curé et Samson. Elle écrit deux lettres, une pour son mari et une pour la duchesse.
LI: SP meure de faim, il conseille qu’on laisse partir sain et sauf celui qui veut traverser le pont en disant qu’il sera pendu à la potence (s’ils disent vrai, ils passent, s’ils mentent, ils sont pendus) préférant, dans les cas douteux, faire preuve de miséricorde. Puis il reçoit une lettre de DQ qui lui prodigue d’autres conseils tels que de s’habiller correctement, de ne pas trop faire d’ordonnances, d’être vertueux… SP lui répond aussitôt en lui racontant ce qui lui arrive. Puis il fait un bon nombre de lois, fixe des tarifs, toutes ses décisions étant fort sages.
LII: La duègne vient redemander de l’aide à DQ, qui avait décidé de partir. Il accepte, la duchesse les traite (elle et sa fille) comme des dames. Puis arrive le page et les lettres de Térésa. Elle demande à la duchesse de faire dire à SP qu’il lui envoie de l’argent, pour aller à la cour. Ils lisent celle adressée à SP, elle lui dit combien elle est contente, même si le curé, le barbier et le bachelier n’y croient pas, et lui donnent des nouvelles du village.
LIII: Au septième jour, l’île est attaquée, SP est harnaché et piétiné, il n’en peut plus et quitte l’île, tant il préfère sa vie d’avant. LIV: DQ devra combattre le vassal du duc, mais comme celui-ci s’est enfui de peur d’avoir le duègne pour belle-mère, ils en ont mis un faux à sa place. SP rencontre un de ses voisins, Ricota, qui a été obligé de fuir parce qu’il est More. Il mange et boit tout son saoul avec ses amis. SP refuse de l’aider car il ne veut pas trahir son roi, même si cela lui aurait rapporté 200 ducats.
LV: Il ne peut donc gagner la demeure du duc, car il va faire nuit. Il tombe dans un souterrain avec son âne. Il se lamente et pense qu’il va y mourir de faim. DQ l’y trouve et va chercher de l’aide au château. Puis SP explique les raisons qui l’ont poussé à quitter son gouvernement, au duc.
LVI: La bataille est organisée en place publique, amis le laquais tombe amoureux pour de vrai de la fille de la duègne et se tient pour vaincu, avant même le début du combat. Mais quand il se découvre, la duègne crie à la supercherie. DQ dit qu’il a dû étre enchanté. Le duc commande donc qu’on l’enferme en attendant le désenchantement.
LVII: DQ repart pour de nouvelles aventures, après que Altisidore l’eut accusé d’avoir volé trois mouchoirs et ses jarretières. Mais tout se résolut.
LVIII: DQ loue leur liberté enfin retrouvée. Ils rencontrent des paysans qui amènent des statues de saints à leur village. DQ les contemple et les nomme une à une. Cette aventure l’émeut profondément. Puis il se prend dans des filets de soie verte étendus entre deux arbres. Ces filets ont été tendus par de riches jeunes filles qui s’amusent, avec toute leur famille, à vivre, le temps d’un pique-nique, la vie de bergers. Elles connaissent la renommée de DQ, et lui les trouve si belles, qu’il décide de se mettre en travers de la route et de défier quiconque refusera d‘en convenir. Mais une troupe de lanciers, de vaches et de bœufs lui passent sur le corps, ainsi que sur Rossinante, SP et son grison.
LIX: SP conseille à DQ, tout triste de son aventure, de manger et de dormir, ce qu’ils font. Puis ils arrivent à une hôtellerie, que DQ reconnaît comme telle, et ils y rencontrent deux gentilshommes qui lisent la fausse seconde partie de l’histoire de DQ. DQ promet de tout faire pour que sa véritable histoire soit écrite.
LX: Ils sont assaillis par des voleurs, dont le chef est Roque. Celui-ci les traite bien et a entendu parler de DQ. Une jeune fille, Claudia, arrive, fille d’un des amis de Roque, elle a tué son ennemi parce qu’il avait de se marier avec elle et qu’il n’a pas tenu sa promesse en se mariant à une autre. Elle vient demander à Roque de l’aider à passer en France. DQ se propose de l’aider, alors Roque pour le remercier d’une telle bravoure, lui fait rendre tout ce que ses compagnons lui ont pris. Puis il accompagne lui-même Claudia. Ils retrouvent son amant proche de la fin, mais il ne s’est marié avec personne. Il la prend pour épouse juste avant de mourir, et elle, au désespoir, se fait nonne.
Puis ses hommes lui amènent un carrosse avec des dames de qualité et des écuyers qui partent pour la guerre. A eux tous, ils ont plein d’argent, mais Roque ne veut pas les voler, il leur demande seulement une petite somme pour la partager entre ses compagnons, il en donne même une partie aux futurs soldats. Puis il leur donne un sauf-conduit pour que ses autres troupes les laissassent tranquilles. Enfin, il écrit à un de ses amis de Barcelone pour le prévenir que d’ici quatre jours il lui amènera le fameux DQ et SP.
LXI: DQ voit la vie difficile de Roque. Celui-ci l’accompagne jusqu’à Barcelone, puis le quitte. L’ami de Roque vient le retrouver sur la plage. DQ est accueilli par des acclamations, mais des chenapans mettent des chardons sous leurs selles…
LXII: Tous traitent DQ comme un vrai chevalier, tout en se divertissant de sa folie. Antonio Moréno, leur hôte, fait parader DQ comme une bête curieuse, et DQ croit qu’on lui fait honneur. Il parade en ville avec une pancarte suspendue à son dos où est écrit son nom… Puis, don Antonio lui présente le buste enchanté qui est sensé répondre à toutes les questions. DQ verra sa Dulcinée délivrée et SP gouvernera sa maison et reverra sa femme. Puis il visite une imprimerie.
LXIII: Ils visitent une galère. Ils sont reçus avec tous les honneurs. La galère prend le large, elle est attaquée par des Turcs. Mais le général les fait prisonnier après qu’ils ont tué deux soldats. Leur capitaine est en fait une More chrétienne, Anna-Felix qui se révélera être la fille de Ricota… Elle a été enlevée, et avec son amant, don Grégorio, déguisé en femme pour ne pas être tué. Le général propose d’aller le délivrer.
LXIV: Le chevalier de la blanche lune fait tomber DQ et lui enjoint de se rendre à son village, et d’y rester pendant un an, ce que DQ promet.
LXV: Don Antonio le suit et apprend de lui qu’il est le bachelier. Il lui dit combien le monde va perdre de divertissement face à ce triste événement. Le monde sans DQ sera bien triste. Don Grégorio est délivré, il retournera chez ses parents en attendant d’avoir l’autorisation de revenir en Espagne. Ricote restera avec sa famille chez le vice-roi.
LXVI: DQ retourne dans son village, en habits de voyage. DQ est désespéré et s’en veut d’avoir perdu le combat. Ils arrivent cinq jours après à un village où un combat entre un gros et un plus léger doit se faire SP conseille au gros de s’arracher 150
livres de chair pour être à poids égal. Puis ils rencontrent le laquais Tosilos que le duc a châtié de coups de bâton pour avoir désobéi. Doña Rodriguez est retournée en Castille, et sa fille s’est faite religieuse. DQ croit toujours qu’il est enchanté.
LXVII: DQ dit à SP qu’ils passeraient l’année à être bergers et à faire des vers en compagnie du curé, du barbier et du bachelier.
LXVIII: Ils dorment à la belle étoile, et entendent le vacarme de six cents porcs qui les piétinent, DQ dit que c’est le prix à payer pour un chevalier vaincu. SP s’endort, tandis que DQ chante son désespoir. Le lendemain, une troupe d’hommes armés les conduit de force au château du duc.
LXIX: Là, ils découvrent sur une estrade, Altisidore morte et le duc et la duchesse à côté de deux rois. Minos explique comment elle est morte de chagrin, et Rhadamante de dire qu’elle ne guérira que si DQ est piqué et SP souffleté. Ce qu’une ribambelle de duègne fit, au grand dam de SP. Altisinore se réveille et offre six de ses chemises à SP pour le remercier.
LXX: c’est grâce au duc et à la duchesse que Samson avait pu se transformer en chevalier de la blanche lune. Le page, en effet, lui avait dit où séjournait DQ. Altisidore raconte à SP et à DQ qu’elle a séjourné chez les diables, qui jouaient à la paume, et où ils jugeaient bien mauvaise la seconde partie des aventures de DQ. Celui-ci conseille au duc et la duchesse d’occuper Altisidore à des travaux d’aiguille, pour divertir son esprit. Puis ils repartent.
LXXI: DQ est fier de SP, mais celui-ci est triste car il n’a pas eu les chemises promises. DQ lui propose de lui payer chaque coup de fouet qu’il se donnera. La nuit venue, SP se fouette, puis très vite, il fouette les arbres à sa place. Puis il feint de s’évanouir, DQ le couvre de ses propres habits. Ils dorment jusqu’au matin. Ils arrivent à une hôtellerie, que DQ prend pour telle, ayant le jugement de plus en plus sain depuis qu’il fut vaincu. Sur les murs, des peintures grossières du rapt d’Hélène et d’autres que nos deux compères commentent.
LXXII: Ils y rencontrent don Alvaro Tarfé, que est sensé être l’ami intime de DQ dans la seconde partie. DQ lui dit qu’il a dû être enchanté. Alvaro signe une déclaration devant un alcade qui atteste qu’il n’a jamais été l’ami de DQ; Les deux nuits suivantes, SP termine sa tâche, sur l’écorce des arbres. DQ est fou de joie. Puis ils arrivent à leur village, SP est très content.
LXXIII: SP retrouve sa femme et sa fille, DQ retourne chez lui. Il fait part de son projet à ses amis, le curé et le bachelier, de se faire berger, ce qu’ils acceptent, de peur qu’il ne s ‘en aille à nouveau. La nièce et la gouvernante sont très en colère. Mais DQ va se coucher, car il ne se sent pas très bien.
LXXIV: Triste, DQ se meurt, malgré tous les efforts de ses amis pour l’aider à se remettre. Il dort enfin pendant six heures et à son réveil, il a de nouveau l’esprit libre et clair. Il redevient Alonzo Quijano, et demande un prêtre pour se confesser et faire son testament. Il demande pardon à SP et tient à le payer de tout ce qu’il lui doit. Il lègue tous ses bien à sa nièce. Mais elle perdra tout si elle se marie avec quelqu’un qui saurait ce qu’est un chevalier. Il meurt quelques jours plus tard. Suivent les épitaphes écrites par Samson Carrasco. Les derniers mots sont de la main de Cid Hamet qui répète qu’il a écrit ces aventures pour livrer à l’exécration des hommes les fausses et extravagantes histoires de chevalerie.
Source: A N I
I: C’est toujours Cid Hamet Ben-Engeli qui raconte. Troisième sortie de DQ. Le curé et le barbier viennent vérifier que DQ est bien guéri. Ils raisonnent ensemble de la manière de gouverner, DQ semble sain d’esprit, mais quand il entend que les Turcs menacent à nouveau le pays, il dit que le roi ferait bien de convoquer tous les chevaliers, seuls capables de d éfendre l’Espagne. Le barbier lui raconte alors l’histoire de ce fou qui prétendait être guéri, mais qui avoua se prendre pour Neptune, alors qu’un autre fou disait qu’il était Jupiter. DQ dit que cela n’a rien à voir avec lui, puis il loue les chevaliers.
II: SP arrive, repoussé par la gouvernante. DQ et SP dialoguent, DQ demande à SP ce que l’on raconte de lui et de ses exploits. SP lui parle de Cid Hamet, il va quérir un bachelier qui en sait plus que lui.
III: DQ s’inquiète de ce que peut bien raconter ce More. Le bachelier, Samson Carrasco, roublard et intelligent, lui dit que tout le monde aime cette histoire, railleur, il ne cesse de louer DQ et ses hauts faits d’arme. DQ l’invite à souper.
IV: Le bachelier veut en savoir plus sur le vol de l’âne… L’auteur promet même une seconde partie. DQ veut repartir, Samson lui conseille d’aller à Saragosse, où se tiendra une joute. Ils partent dans huit jours.
V: SP dit à sa femme, Thérèse, qu’il va partir, celle-ci lui conseille de ne pas attraper la grosse tête. Elle ne veut pas que Sanchica soit comtesse.
VI: La nièce de DQ essaye de le dissuader, sans succès.
VII: La gouvernante demande de l’aide au bachelier qui lui promet de convaincre DQ. SP requiert des gages, mais DQ dit qu’il n’en vit jamais donner à un écuyer. Le bachelier arrive et accepte d’être son écuyer, SP, triste, change d’avis. Samson est étonné de voir la faconde de SP, et il le prend pour aussi fou que son maître. Puis ils prennent la route vers Toboso.
VIII: DQ veut être béni par sa Dulcinée. En chemin, SP fait remarquer à DQ qu’ils devraient être plutôt moines, que chevaliers, car au vue de ce que dit DQ de leurs sépultures, ils atteindraient bien plus vite la sainteté et la renommée.
IX: Dans le village, DQ demande à SP de le mener au palais de Dulcinée, mais SP ne l’a jamais vu, même s’il a dit tout le contraire à DQ. Il lui propose, puisque l’aube approche, de se réfugier dans les bois, pendant qu’il ira trouver Dulcinée.
X: SP demande à des Manchois où elle se trouve et il monologue sur sa propre folie de suivre un tel maître. Il décide de lui présenter n’importe quelle paysanne et de lui dire que c’est Dulcinée. Il voit trois paysannes et court chercher son maître. DQ se croit enchanté puisqu’il ne parvint à voir en sa Dulcinée qu’une vulgaire paysanne. SP lui assure qu’il a bien vu une princesse.
XI: Puis ils rencontrent une charrette de comédiens, déguisées en démons. Le fou attaque SP, DQ veut les attaquer, mais SP l’en dissuade en lui faisant remarquer qu’ils ne sont pas chevaliers. C’est l’aventure du char de la Mort.
XII: DQ loue le métier de comédien. Description de l’amitié qui lie Rossinante au grison. Puis deux cavaliers s’installent près d’eux pour la nuit, l’un deux récite des vers d’amour. Il se présente comme étant le chevalier du Bocage.
XIII: Les deux écuyers s’entretiennent. SP loue son maître, l’autre le critique. Ils mangent et boivent, puis s’endorment.
XIV: Le chevalier du Bocage raconte à DQ comment il s’est épris de Cassildée de Vandalie qui lui a demandé d’accomplir tant d’exploits avant de se donner à lui. Il se demande quand ce jour arrivera enfin. Il les lui raconte et dit même qu’il a vaincu DQ! DQ lui dit que c’est son meilleur ami et qu’il ment, ou qu’il a été enchanté, et le provoque en duel pour prouver la véracité de ses dires. L’autre accepte à condition que le vaincu se soumette au vainqueur. Ils vont chercher leurs écuyers. Celui du chevalier dit à SP qu’ils devront se battre aussi. Le jour point, l’écuyer du chevalier est très laid, avec un énorme nez, et le chevalier a plein de miroirs sur son armure. C’est ainsi qu’on le nomme le chevalier des Miroirs. Celui-ci est coincé, et ne parvient pas à faire avancer son cheval, du coup, DQ le jette à terre, si fort qu’il le croit mort. SP descend de son arbre. Ils sont très surpris de reconnaître Samson. L’écuyer arrive en courant sans son hideux nez, qu’il a oublié de remettre, SP le reconnaît comme son voisin. Le bachelier se réveille et promet d’aller voir Dulcinée, qui est bien plus belle que Cassildée, et de revenir raconter son entrevue, e, outre, il admet ne jamais avoir battu DQ. DQ dit qu’ils ont été enchantés, et malgré tout, SP le croit.
XV: Où l’on raconte comment le curé et le barbier aidé du bachelier décidèrent de jouer ce tour à DQ, espérant ainsi le faire rentrer chez lui. L’écuyer s’en retourne chez lui, et Samson promet de mener à bien son entreprise.
XVI: DQ assure à SP qu’ils ont été bel et bien enchantés. Puis ils rencontrent l’hidalgo Don Diego de Miranda, tout étonné de sa rencontre et qui rentre chez lui. Il décrit sa vie simple et saine, bien qu’il soit fort riche. Il vit tranquillement avec sa femme et ses enfants. Il lui dit que son fils aîné se pique de poésie, DQ donne son avis sur l’éducation des enfants et l’importance des lettres. Ils rencontrent alors un char portant des bannières royales.
XVII: DQ demande sa salade à SP, qui n’eut pas le temps d’en ôter le fromage. Celui-ci coule sur le visage de DQ, qui croit que son cerveau se ramollit. Quand DQ voit ce dont il s’agit, SP lui dit que ce devait être quelques enchanteurs qu’i l’avaient placé là. Puis DQ va à la charrette qui contient un lion. Il veut le combattre, le lion se recouche dans sa cage. DQ, sur les conseils du charretier, s’arrête là. DQ veut qu’on le nomme désormais le Chevalier des lions. Don Diego les invite dans sa maison.
XVIII: Ils ont reçus dans une belle demeure campagnarde. DD dit à son fils Don Lorenzo que DQ est fou, mais qu’il est aussi plein de raison. Doña Cristina, sa femme, les reçoit comme il se doit. DL s’entretient avec DQ de poésie et de chevalerie. Il conclut que c’est un fou remarquable. A table, DL récite quelques vers, DQ est très enthousiaste. Ils y restent quatre jours, puis s’en vont.
XIX: Ils rencontrent deux étudiants et deux prêtres. Ils vont aux noces d’un paysan fort riche et invitent DQ à les suivre. Il s’agit de Quitéria la belle et de Camache le riche. Mais elle aime le berger Basile.
XX: Description de la noce, des chants et des danses de nymphes. SP se goinfre.
XXI: Basile se tue sous les yeux de tous, d’un coup d’épée. Mais avant de mourir, il demande à Quitéria d’accepter d’être sa femme. Elle accepte. Mais en fait, c’était un moyen pour échapper à Camache. Basile se relève et le riche paysan est mis devant le fait accompli. Une bataille fait rage, mais DQ les calme en disant qu’on ne peut rien contre l’amour. Camache, dégoûté du comportement de sa belle, abandonne la partie. Les amoureux quittent la fête qui va continuer, ils emportent avec eux DQ et SP désespéré de ne pas continuer à s’empiffrer.
XXII: Basile raconte comment lui seul eut cette idée. Puis on raconte à DQ les merveilles de la caverne de Montésinos. DQ demande un guide pour l’y conduire. Un licencié, qui étudie les lettres, accepte. Il explique qu’il écrit et fait publier des livres utiles à la république. Puis DQ descend dans la caverne attaché à une corde. SP et le licencié le remontent au bout de quelques temps, évanoui. Quand il se réveille, DQ dit qu’il a été au paradis.
XXIII: Il raconte comment il se trouva dans une belle prairie. Il y rencontra un vénérable vieillard sortant d’un somptueux palais. C’était Montésinos lui-même, qui prit part à la bataille de Roncevaux, qui porta le cœur de Durandarte à sa femme Belerme. Merlin les a enchanté depuis cinq cents ans. Seul peut-être, DQ pourrait les désenchanter. Il y voit Dulcinée, et les deux paysannes. SP ne peut s’empêcher de rire. Il lui fait dire qu’il lui promet de ne pas manger sur table tant qu’elle ne sera pas délivrée. Soupçons de SP.
XXIV: Cid Hamet s’interroge sur la véracité de ces dires, DQ avouerait même plus tard les avoir inventés. Le cousin est ravi d’avoir participé à cette aventure. Puis il rencontre un homme tirant un mulet chargé d’armes. Étant trop pressé pour leur parler, il leur donne rendez-vous à l’auberge où il sera le soir même. Il rencontre un ancien page qui veut s’enrôler pour partir à la guerre, afin de gagner sa vie. Il a mis un de ses habits dans son sac pour ne pas l’abîmer. Il accepte de les suivre à l’hôtellerie.
XXV: Il retrouve l’homme qui lui conte l’histoire de cet homme qui ayant perdu son âne, va avec un autre dans un bois pour le retrouver. Ils braient, et se prennent pour l’âne, l’un après l’autre. Ils sont devenus la risée du pays et les raillés se battent contre les railleurs. Puis arrive maître Pierre et son singe parlant, qui répond à l’oreille de son maître aux questions que l’on lui pose. Étonnement de DQ et de SP, quand le singe dit tant de vérités sur eux.
XXVI: Puis il donne un spectacle de marionnettes. DQ qui prend tout pour vrai, se jette au secours des cavaliers attaqués par des Mores. Il veut ainsi aider Gaïferos et Mélissandre. DQ promet à Pierre de tout lui rembourser. Pierre marchande une à une chaque marionnette détruite, et DQ paye au fur et à mesure.
XXVII: En fait, maître Pierre est Ginès de Passamont, le galérien que DQ avait délivré. Pour échapper à la justice, il va au royaume d’Aragon, de déguise, achète un singe, lui apprend à sauter sur son épaule, et après s’être informé des gens qui habitent le village où il se trouve, il est à même de répondre à leurs questions.
DQ sur la route de Saragosse, voit deux grandes armées s’affronter, ceux sont les raillés et les railleurs qui s’affrontent. DQ leur fait un discours expliquant qu’il n’y eut véritablement aucune offense. SP s’en mêle, dit qu’on ne doit pas se battre pour un braiment, et braie à son tour. Mais les autres croient qu’il se moque d’eux, et l’abattent d’un coup de bâton. DQ veut le défendre, mais il reçoit une grêle de pierres et il s’enfuit, rejoint par SP. Les deux camps ne se battront pas car l’un des deux refuse la bataille.
XXVIII: DQ lui reproche d’avoir encore parlé quand il aurait mieux valu se taire. SP lui demande un salaire, puis se ravise lorsque DQ lui promet le gouvernement d’une île.
XIX: Ils arrivent au fleuve de l’Èbre, et trouvent une barque. Ils laissent leurs bêtes et montent dedans. DQ croit qu’elle est enchantée. Ils parviennent à un moulin. DQ y voit un château ou une forteresse, il agresse les meuniers. La barque chavire, SP et DQ tombent à l’eau, repêchés par les meuniers, ils doivent payer la barque aux pêcheurs très en colère. DQ abandonne l’idée de délivrer les prisonniers et s’en va.
XXX: SP regrette l’argent dépensé pour rien selon lui, et se dit qu’il retournera chez lui à la moindre occasion. Le lendemain, ils rencontrent la duchesse qui chasse avec un faucon. DQ envoie SP lui rendre hommage, et celle-ci, pour se divertir, l’enjoint de l’accompagner chez elle.
XXXI: Ils sont reçus avec de grands honneurs, SP demande à Doña Rodrigues de bien s’occuper de son âne. SP divertit la duchesse par ses facéties, mais l’ecclésiastique n’est pas du tout content et injurie DQ.
XXXII: DQ s’emporte, SP prend sa défense, le duc lui donne le gouvernement d’une île, l’ecclésiastique s’en va, outré. Puis des demoiselles viennent nettoyer DQ. Pour ne pas fâcher DQ, le duc se fait nettoyer aussi. Puis SP accepte d’être rasé, on l’amène à l’office. Puis la duchesse et DQ dissertent sur la chevalerie, sur la philosophie, puis DQ raconte comment Dulcinée fut enchantée, ce qui le rend incapable de la décrire. Puis un grand cri, SP ne veut pas être la vé avec de vieux torchons et de l’eau de vaisselle, la duchesse réprimande ses valets de cuisine, qui la prennent au sérieux, stoppent leur manège et laissent SP tranquille. SP se jette à ses pieds, la duchesse lui dit qu’elle veillera à ce que le duc tienne sa promesse. DQ va faire une sieste, SP reste avec la duchesse.
XXXIII: Elle lui demande comment il avait osé mentir sur Dulcinée, SP, solennellement, lui avoue qu’il pense que son maître est fou et qu’il agit donc en conséquence. Puis elle lui demande alors pourquoi il le suit. Il répond qu’il est fidèle et que ce métier en vaut bien un autre, et ce en enfilant toute une série de proverbes. Puis il dit qu’il sera peut-être gouverneur, et explique comment il se comportera. La duchesse lui assure que Dulcinée a bel et bien été enchantée. Puis il lui raconte la caverne de Montésinos. Puis il lui demande que l’on prenne bien soin de son âne, ce que la duchesse promet de faire en personne.
XXXIV: Le duc et la duchesse organisent une chasse à cour, un sanglier est abattu, SP veut se réfugier dans un arbre, mais n’y parvenant pas, hurle de terreur. Il est dégoûté d’avoir déchiré son bel habit neuf. SP déplore un exercice aussi bas que de tuer une pauvre bête, le duc lui dit qu’au contraire, il est réservé aux nobles, car il entraîne à la guerre. SP dit que quand il sera gouverneur il ne chassera pas, et toujours à grand renfort de proverbes. La duchesse dit combien elle les apprécie. Ils mangent et la nuit tombée se fait un grand vacarme et plein de lumières. Le diable apparaît et dit qu’il cherche DQ pour lui apprendre le moyen de délivrer Dulcinée. Un vénérable vieillard, monté sur un char, lui dit qu’il était le sage Lirgandée, d’autres se réclament d’aussi illustres noms.
XXXV: Merlin, sous l’apparence de la mort, juchée sur un immense char, apprend à DQ que SP doit se donner 3300 coups de fouet pour délivrer Dulcinée. Et ce de sa propre volonté. Malgré les supplications d’une belle jeune fille, SP ne veut rien savoir. Puis il accepte à condition de pouvoir le faire quand bon il lui semblera. Tout le monde l’acclame. Ils retournent au château, où la duchesse et le duc sont plus que jamais décidés à poursuivre leurs plaisanteries si divertissantes.
XXXVI: La duchesse promet à SP une discipline pour qu’il puisse se fouetter, puis SP lui donne à lire une lettre qu’il a faite écrire pour sa femme. Il lui annonce qu’il va être gouverneur et lui envoie l’habit, pour qu’elle en fasse un pour sa fille. Il lui promet de la faire rouler en carrosse et de la faire venir dès que cela sera possible.
Ils sont tous dans le jardin, Trifaldin de la barbe blanche, écuyer de la comtesse Trifaldi, ou duègne Doloride, arrive avec des musiciens. Elle demande de l’aide au valeureux DQ qui accepte.
XXXVII: SP n’aime pas les duègnes. Puis arrivent les fifres et les tambours.
XXXVIII: Elle explique, après maintes courbettes et louanges loufoques à l’adresse de SP et DQ, que la princesse Antonomasie, dont elle est la garde, a emporté le cœur d’un simple chevalier, Don Clavijo, qui a su si bien prendre la duègne par ses vers, qu’elle l’a laissé entrer dans la chambre à coucher de sa protégée. Elle tombe enceinte et demande à Clavijo de l’épouser. SP a hâte de connaître la suite.
XXXIX: Elle l’épouse, sa mère en meurt de chagrin. Son cousin germain, un géant du nom de Malambruno, transforma Antonomasie en guenon de bronze, et Clavijo, en crocodile d’un métal inconnu, pour se venger. Et sur une haute colonne fut écrit que seul DQ pourrait les délivrer en se mesurant à lui. Puis, pour punir les duègnes, il les affuble de barbes.
XL: SP est très étonné et est pris de pitié, DQ promet de les aider. Trifaldi lui dit que pour se rendre en son royaume, il n’aura qu’à monter un cheval de bois magique qui l’y transportera. SP précise qu’aucun cheval ne vaut son âne. Mais il doit y aller avec SP, qui refuse dans un premier élan, puis accepte, lorsqu’il voit le désespoir de la duègne.
XLI: Le faux voyage dans les airs sur la croupe du cheval Clavilègne, et la délivrance de la duègne et des autres par le seul fait d’avoir accompli cette entreprise.
XLII: Les conseils de DQ à SP sur le gouvernement de l’île: respecter dieu, se connaître soi-même, rester humble, être juste et équitable.
XLIII: Être propre, ne pas manger d’ail ni d’oignon, manger avec tempérance, ne pas éructer, ne pas proférer de proverbes (mais SP objecte que cela lui sera impossible), savoir monter à cheval, dormir modérément, respecter les nobles et ne pas faire de différences entre eux, s’habiller de chausses, d’un pourpoint et d’un long manteau. SP enfile une longue série de proverbes, DQ est désespéré, mais il se rassure en lui disant que le ciel favorise toujours les intentions droites.
XLIV: Puis le narrateur explique comment Cid Hamet a décidé, au contraire de la première partie, de ne raconter que quelques épisodes, nés des évènements mêmes qu’offrait la vérité, et de s’enfermer dans les limites étroites du récit. DQ mit tous ses conseils par écrit, car SP avait peur de les oublier. Le majordome qui avait fait la comtesse Trifaldi, conduit SP qui le reconnaît. DQ lui demande de le tenir au courant de tout ce qui se passera. DQ est très triste de ce départ. La duchesse lui propose de se divertir avec quelques demoiselles, mais DQ, craignant d’être infidèle à Dulcinée, demande à demeurer seul dans sa chambre. Mais la nuit, une certaine Altisidore chante des vers sous sa fenêtre, lui laissant entendre qu’elle est éprise de lui. Mais DQ se promet de résister.
XLV: SP est le gouverneur de l’île Barataria. SP refuse qu’on l’appelle Don SP. Dès son arrivée, un grand nombre de gens viennent lui demander justice. Le tailleur, qui a fait cinq petits chaperons dans un drap, Le vieillard qui r éclame ses dix écus, qui sont dans la canne de celui qui les doit, enfin, la femme qui dit avoir été violée, mais qui préfère mourir que de rendre ou de se laisser prendre la bourse que SP lui fait donner.
XLVI: DQ chante des vers à Altisidore. Puis les gens du château font descendre une corde pleine de grelots et des chats qui font un vacarme épouvantable. DQ crie aux enchanteurs. Il se bat furieusement avec un chat. Il restera cinq jours alité.
XLVII: Pour SP, ses serviteurs l’empêche de manger en retirant les plats au fur et à mesure. Le médecin lui dit que c’est très mauvais pour sa santé. Puis le duc lui envoie une missive qui le prévient que son île va être attaquée et que l’on veut le tuer. Il réclame à manger, mais un laboureur vient réclamer six cents ducats pour marier son fils fort laid à une demoiselle toute aussi laide. SP le met à la porte.
XLVIII: La duègne, doña Rodriguez, vient demander justice à DQ, pour sa fille qui a été engrossée par un riche laboureur. DQ la prend pour un fantôme, et n’a pas le temps de lui répondre que des personnes viennent pantoufler la duègne et pincer DQ.
XLIX: Le médecin accepte enfin que SP ait un souper digne de ce nom. Puis SP fait une ronde de nuit, pour déloger du pays les vagabonds et les bons à rien. Il rencontre un joueur qui a beaucoup gagné et un parasite qui vit de ce que les joueurs veulent bien leur donner. Ce dernier se plaint du peu que le joueur accepte de lui donner, SP lui fait donner 100 réaux et l’enjoint de quitter l’île aussitôt. Puis il rencontre, entre autres, une jeune fille déguisée en jeune homme, que son père gardait prisonnière depuis dix ans, depuis la mort de sa mère.
L: Ce furent une autre duègne et la duchesse qui se jetèrent sur doña Rodriguez. Un page est dépêché auprès de Térésa Panza. Il lui apprend tout, elle n’en revient pas, ainsi que le curé et Samson. Elle écrit deux lettres, une pour son mari et une pour la duchesse.
LI: SP meure de faim, il conseille qu’on laisse partir sain et sauf celui qui veut traverser le pont en disant qu’il sera pendu à la potence (s’ils disent vrai, ils passent, s’ils mentent, ils sont pendus) préférant, dans les cas douteux, faire preuve de miséricorde. Puis il reçoit une lettre de DQ qui lui prodigue d’autres conseils tels que de s’habiller correctement, de ne pas trop faire d’ordonnances, d’être vertueux… SP lui répond aussitôt en lui racontant ce qui lui arrive. Puis il fait un bon nombre de lois, fixe des tarifs, toutes ses décisions étant fort sages.
LII: La duègne vient redemander de l’aide à DQ, qui avait décidé de partir. Il accepte, la duchesse les traite (elle et sa fille) comme des dames. Puis arrive le page et les lettres de Térésa. Elle demande à la duchesse de faire dire à SP qu’il lui envoie de l’argent, pour aller à la cour. Ils lisent celle adressée à SP, elle lui dit combien elle est contente, même si le curé, le barbier et le bachelier n’y croient pas, et lui donnent des nouvelles du village.
LIII: Au septième jour, l’île est attaquée, SP est harnaché et piétiné, il n’en peut plus et quitte l’île, tant il préfère sa vie d’avant. LIV: DQ devra combattre le vassal du duc, mais comme celui-ci s’est enfui de peur d’avoir le duègne pour belle-mère, ils en ont mis un faux à sa place. SP rencontre un de ses voisins, Ricota, qui a été obligé de fuir parce qu’il est More. Il mange et boit tout son saoul avec ses amis. SP refuse de l’aider car il ne veut pas trahir son roi, même si cela lui aurait rapporté 200 ducats.
LV: Il ne peut donc gagner la demeure du duc, car il va faire nuit. Il tombe dans un souterrain avec son âne. Il se lamente et pense qu’il va y mourir de faim. DQ l’y trouve et va chercher de l’aide au château. Puis SP explique les raisons qui l’ont poussé à quitter son gouvernement, au duc.
LVI: La bataille est organisée en place publique, amis le laquais tombe amoureux pour de vrai de la fille de la duègne et se tient pour vaincu, avant même le début du combat. Mais quand il se découvre, la duègne crie à la supercherie. DQ dit qu’il a dû étre enchanté. Le duc commande donc qu’on l’enferme en attendant le désenchantement.
LVII: DQ repart pour de nouvelles aventures, après que Altisidore l’eut accusé d’avoir volé trois mouchoirs et ses jarretières. Mais tout se résolut.
LVIII: DQ loue leur liberté enfin retrouvée. Ils rencontrent des paysans qui amènent des statues de saints à leur village. DQ les contemple et les nomme une à une. Cette aventure l’émeut profondément. Puis il se prend dans des filets de soie verte étendus entre deux arbres. Ces filets ont été tendus par de riches jeunes filles qui s’amusent, avec toute leur famille, à vivre, le temps d’un pique-nique, la vie de bergers. Elles connaissent la renommée de DQ, et lui les trouve si belles, qu’il décide de se mettre en travers de la route et de défier quiconque refusera d‘en convenir. Mais une troupe de lanciers, de vaches et de bœufs lui passent sur le corps, ainsi que sur Rossinante, SP et son grison.
LIX: SP conseille à DQ, tout triste de son aventure, de manger et de dormir, ce qu’ils font. Puis ils arrivent à une hôtellerie, que DQ reconnaît comme telle, et ils y rencontrent deux gentilshommes qui lisent la fausse seconde partie de l’histoire de DQ. DQ promet de tout faire pour que sa véritable histoire soit écrite.
LX: Ils sont assaillis par des voleurs, dont le chef est Roque. Celui-ci les traite bien et a entendu parler de DQ. Une jeune fille, Claudia, arrive, fille d’un des amis de Roque, elle a tué son ennemi parce qu’il avait de se marier avec elle et qu’il n’a pas tenu sa promesse en se mariant à une autre. Elle vient demander à Roque de l’aider à passer en France. DQ se propose de l’aider, alors Roque pour le remercier d’une telle bravoure, lui fait rendre tout ce que ses compagnons lui ont pris. Puis il accompagne lui-même Claudia. Ils retrouvent son amant proche de la fin, mais il ne s’est marié avec personne. Il la prend pour épouse juste avant de mourir, et elle, au désespoir, se fait nonne.
Puis ses hommes lui amènent un carrosse avec des dames de qualité et des écuyers qui partent pour la guerre. A eux tous, ils ont plein d’argent, mais Roque ne veut pas les voler, il leur demande seulement une petite somme pour la partager entre ses compagnons, il en donne même une partie aux futurs soldats. Puis il leur donne un sauf-conduit pour que ses autres troupes les laissassent tranquilles. Enfin, il écrit à un de ses amis de Barcelone pour le prévenir que d’ici quatre jours il lui amènera le fameux DQ et SP.
LXI: DQ voit la vie difficile de Roque. Celui-ci l’accompagne jusqu’à Barcelone, puis le quitte. L’ami de Roque vient le retrouver sur la plage. DQ est accueilli par des acclamations, mais des chenapans mettent des chardons sous leurs selles…
LXII: Tous traitent DQ comme un vrai chevalier, tout en se divertissant de sa folie. Antonio Moréno, leur hôte, fait parader DQ comme une bête curieuse, et DQ croit qu’on lui fait honneur. Il parade en ville avec une pancarte suspendue à son dos où est écrit son nom… Puis, don Antonio lui présente le buste enchanté qui est sensé répondre à toutes les questions. DQ verra sa Dulcinée délivrée et SP gouvernera sa maison et reverra sa femme. Puis il visite une imprimerie.
LXIII: Ils visitent une galère. Ils sont reçus avec tous les honneurs. La galère prend le large, elle est attaquée par des Turcs. Mais le général les fait prisonnier après qu’ils ont tué deux soldats. Leur capitaine est en fait une More chrétienne, Anna-Felix qui se révélera être la fille de Ricota… Elle a été enlevée, et avec son amant, don Grégorio, déguisé en femme pour ne pas être tué. Le général propose d’aller le délivrer.
LXIV: Le chevalier de la blanche lune fait tomber DQ et lui enjoint de se rendre à son village, et d’y rester pendant un an, ce que DQ promet.
LXV: Don Antonio le suit et apprend de lui qu’il est le bachelier. Il lui dit combien le monde va perdre de divertissement face à ce triste événement. Le monde sans DQ sera bien triste. Don Grégorio est délivré, il retournera chez ses parents en attendant d’avoir l’autorisation de revenir en Espagne. Ricote restera avec sa famille chez le vice-roi.
LXVI: DQ retourne dans son village, en habits de voyage. DQ est désespéré et s’en veut d’avoir perdu le combat. Ils arrivent cinq jours après à un village où un combat entre un gros et un plus léger doit se faire SP conseille au gros de s’arracher 150
livres de chair pour être à poids égal. Puis ils rencontrent le laquais Tosilos que le duc a châtié de coups de bâton pour avoir désobéi. Doña Rodriguez est retournée en Castille, et sa fille s’est faite religieuse. DQ croit toujours qu’il est enchanté.
LXVII: DQ dit à SP qu’ils passeraient l’année à être bergers et à faire des vers en compagnie du curé, du barbier et du bachelier.
LXVIII: Ils dorment à la belle étoile, et entendent le vacarme de six cents porcs qui les piétinent, DQ dit que c’est le prix à payer pour un chevalier vaincu. SP s’endort, tandis que DQ chante son désespoir. Le lendemain, une troupe d’hommes armés les conduit de force au château du duc.
LXIX: Là, ils découvrent sur une estrade, Altisidore morte et le duc et la duchesse à côté de deux rois. Minos explique comment elle est morte de chagrin, et Rhadamante de dire qu’elle ne guérira que si DQ est piqué et SP souffleté. Ce qu’une ribambelle de duègne fit, au grand dam de SP. Altisinore se réveille et offre six de ses chemises à SP pour le remercier.
LXX: c’est grâce au duc et à la duchesse que Samson avait pu se transformer en chevalier de la blanche lune. Le page, en effet, lui avait dit où séjournait DQ. Altisidore raconte à SP et à DQ qu’elle a séjourné chez les diables, qui jouaient à la paume, et où ils jugeaient bien mauvaise la seconde partie des aventures de DQ. Celui-ci conseille au duc et la duchesse d’occuper Altisidore à des travaux d’aiguille, pour divertir son esprit. Puis ils repartent.
LXXI: DQ est fier de SP, mais celui-ci est triste car il n’a pas eu les chemises promises. DQ lui propose de lui payer chaque coup de fouet qu’il se donnera. La nuit venue, SP se fouette, puis très vite, il fouette les arbres à sa place. Puis il feint de s’évanouir, DQ le couvre de ses propres habits. Ils dorment jusqu’au matin. Ils arrivent à une hôtellerie, que DQ prend pour telle, ayant le jugement de plus en plus sain depuis qu’il fut vaincu. Sur les murs, des peintures grossières du rapt d’Hélène et d’autres que nos deux compères commentent.
LXXII: Ils y rencontrent don Alvaro Tarfé, que est sensé être l’ami intime de DQ dans la seconde partie. DQ lui dit qu’il a dû être enchanté. Alvaro signe une déclaration devant un alcade qui atteste qu’il n’a jamais été l’ami de DQ; Les deux nuits suivantes, SP termine sa tâche, sur l’écorce des arbres. DQ est fou de joie. Puis ils arrivent à leur village, SP est très content.
LXXIII: SP retrouve sa femme et sa fille, DQ retourne chez lui. Il fait part de son projet à ses amis, le curé et le bachelier, de se faire berger, ce qu’ils acceptent, de peur qu’il ne s ‘en aille à nouveau. La nièce et la gouvernante sont très en colère. Mais DQ va se coucher, car il ne se sent pas très bien.
LXXIV: Triste, DQ se meurt, malgré tous les efforts de ses amis pour l’aider à se remettre. Il dort enfin pendant six heures et à son réveil, il a de nouveau l’esprit libre et clair. Il redevient Alonzo Quijano, et demande un prêtre pour se confesser et faire son testament. Il demande pardon à SP et tient à le payer de tout ce qu’il lui doit. Il lègue tous ses bien à sa nièce. Mais elle perdra tout si elle se marie avec quelqu’un qui saurait ce qu’est un chevalier. Il meurt quelques jours plus tard. Suivent les épitaphes écrites par Samson Carrasco. Les derniers mots sont de la main de Cid Hamet qui répète qu’il a écrit ces aventures pour livrer à l’exécration des hommes les fausses et extravagantes histoires de chevalerie.
Source: A N I