Synthèse : Dans cet extrait de Phèdre, Racine met en scène l’aveu déchirant de la reine d’Athènes à sa nourrice Oenone. La scène, d’une intensité dramatique palpable, s’ouvre sur une stichomythie révélant la difficulté de Phèdre à nommer son amour, un amour qualifié d’« horreur » et de « fureur ». L’aveu progressif, ponctué d’hésitations et de périphrases, souligne la conscience qu’a Phèdre du caractère monstrueux de sa passion. La seconde partie de l'extrait relate la rencontre fatale avec Hippolyte, présentée comme le point de bascule d’une vie conjugale vouée à l’illusion. Enfin, Phèdre, reconnaissant l’influence de Vénus et la fatalité qui pèse sur sa lignée, se décrit comme victime d’une « maladie » incurable. L’extrait, par son exploration des tourments de l’âme et la mise en lumière d’une destinée tragique, préfigure les enjeux cruciaux de la pièce.
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