Synthèse : L'analyse révèle comment, dès la première scène, Molière pose les fondations du comique de caractère en se concentrant sur l'introspection d'Argan. Par le truchement d'un monologue à double énonciation, le dramaturge explore la folie du malade imaginaire, orchestrant un dialogue fictif avec son apothicaire, Monsieur Fleurant, au sein duquel le champ lexical de la médecine domine. L'auteur souligne l'absurdité de la quête thérapeutique d'Argan, exacerbée par son avarice et son aigreur, caractéristiques qui contribuent à dresser un portrait psychologique complexe. En outre, cette scène révèle l'égocentrisme du protagoniste, qui se drape dans l'autosatisfaction de sa maladie, tout en manipulant les chiffres avec une habileté révélatrice. L'étude des pronoms et des impératifs employés souligne l'art consommé avec lequel Molière structure la scène, jetant ainsi les bases d'une comédie dont la profondeur réside dans la déconstruction d'un personnage emblématique.
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