Synthèse : Le poème, par une ironie assumée, célèbre avec enthousiasme le «siècle de fer» et ses plaisirs, en opposition à l'âge d'or et au mythe du paradis terrestre. Voltaire, loin de regretter le passé, exalte le luxe, la mollesse, les arts et les raffinements de son époque, qu'il oppose à la prétendue simplicité et à l'ignorance des «bons aïeux». Il dépeint avec verve le quotidien d'un «honnête homme», entouré de beauté et de plaisirs, et rejette avec un humour mordant les vertus ascétiques et la nostalgie d'un âge révolu. L'abondance, les échanges commerciaux et les progrès de la civilisation sont ainsi valorisés comme les garants d'un bonheur terrestre, supérieur aux chimères d'un paradis perdu. L'œuvre se conclut par une satire virulente de l'idéal de vertu prôné par Fénelon dans «Télémaque», affirmant que le véritable paradis se trouve dans la jouissance des plaisirs de la vie.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.