Parade
Synthèse : L’auteur dresse un tableau énigmatique, une galerie de figures dont l’identité, dissimulée, se révèle progressivement. Ces «drôles», oisifs et charlatans, rêveurs aux yeux «hébétés», comédiens se prenant pour des héros tragiques, constituent une troupe dont la marginalité et la rébellion sont les traits distinctifs. L’ironie affleure dans cette évocation des «hommes mûrs», jeunes gens poussés à la compromission, et suggère une réflexion sur l’artiste et ses «frères en utopie».
Il s’agit, semble-t-il, d’une exploration des bohèmes, ces réfractaires du XIXe siècle, en quête d’une liberté que la morale réprouve. Ces «soldats perdus» de la quête spirituelle, déçus par l’idéalisme, se réfugient dans l’illusion d’un bonheur inaccessible, qu’ils tentent d’atteindre par la négation et le blasphème. Rimbaud, ayant partagé leur destin, semble désormais prendre ses distances, d’où l’amertume qui transparaît dans ce portrait.
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