Synthèse : L'extrait, empreint d'une rhétorique passionnée, met en scène une déclaration d'amour désespérée. Le locuteur, accablé par une souffrance «infinie», compare sa bien-aimée, Clymène, à une tigresse, soulignant ainsi la cruauté perçue de celle-ci. L'emploi d'un langage guerrier, avec l'évocation d'un «glaive» ayant terrassé de grands héros, amplifie l'intensité dramatique de la situation. L'amant, consumé par la passion, se demande si le suicide est nécessaire, son cœur ayant déjà été transpercé par les flèches d'Amour dès le premier regard. L'extrait, par sa théâtralité et son lyrisme exacerbé, s'inscrit dans la tradition de la poésie amoureuse, explorant les thèmes de la souffrance, de la mort et de la toute-puissance du sentiment amoureux.
Là ! je me tue à vos genoux !
Car ma détresse est infinie,
Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie
4 Est une agnelle au prix de vous.
Oui, céans, cruelle Clymène,
Ce glaive qui, dans maints combats,
Mit tant de Scipions et de Cyrus à bas,
8 Va finir ma vie et ma peine !
Ai-je même besoin de lui
Pour descendre aux Champs-Élysées ?
Amour perça-t-il pas de flèches aiguisées
12 Mon cœur, dès que votre œil m'eut lui ?
Car ma détresse est infinie,
Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie
4 Est une agnelle au prix de vous.
Oui, céans, cruelle Clymène,
Ce glaive qui, dans maints combats,
Mit tant de Scipions et de Cyrus à bas,
8 Va finir ma vie et ma peine !
Ai-je même besoin de lui
Pour descendre aux Champs-Élysées ?
Amour perça-t-il pas de flèches aiguisées
12 Mon cœur, dès que votre œil m'eut lui ?
Notes
1 la grotte : ornement incontournable du jardin à la française; cette construction artificielle, ornée de statues et recélant une ou des fontaines, était incrustée de coraux ou de coquillages, cf. Les coquillages, v. 2. Voir aussi : http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/AeneisIV/lecture/8.htm">http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concor