Synthèse : La Princesse de Clèves exprime avec lucidité à monsieur de Nemours que ses multiples passions passées et futures ne pourraient lui garantir le bonheur. Pour madame de Lafayette, la passion, contrairement à Descartes, engendre le désordre social et le malheur personnel, comme le montre le tourment amoureux de monsieur de Clèves. La Princesse elle-même est prise dans les affres de la passion née d'un coup de foudre, condamnée à poursuivre un amour impossible et tourmenté par la jalousie. La constance amoureuse, façonnée par les obstacles, est éphémère, car une fois l'objet conquis, l'inconstance s'installe. La passion se nourrit de l'espérance et de l'inquiétude face à ce qui résiste, mais la Princesse réalise que le bonheur est illusoire et choisit le repos et la paix intérieure. Pour elle, l'homme est un pèlerin en quête de charité, marchant vers un infini qu'il porte en lui, dans l'espoir d'un monde meilleur.
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