Voltaire - Dictionnaire philosophique - "Fanatisme"
Synthèse : Le texte, d'une acuité implacable, dissèque le fanatisme, l'assimilant à une maladie virulente, une «peste des âmes». L'auteur, par une série d'analogies saisissantes, établit une gradation de la superstition au fanatisme, ce dernier étant comparé à la rage. Il illustre son propos par des exemples historiques frappants, de Barthélemy Diaz, assassin de son frère, aux bourreaux de la Saint-Barthélemy, soulignant la capacité du fanatisme à pervertir les convictions religieuses et à justifier les actes les plus barbares. L'analyse s'étend aux fanatiques «de sang-froid», ces juges qui, au nom de la raison, condamnent et persécutent. L'auteur déplore l'impuissance des lois et de la religion face à cette «fureur infernale», et ne voit d'autre remède que l'«esprit philosophique», seul capable d'adoucir les mœurs et de prévenir les accès de la maladie. Enfin, il dénonce le rôle des manipulateurs, «fripons» qui manipulent les fanatiques, et oppose à cette dérive la sagesse des lettrés chinois, dont la philosophie est un antidote au fanatisme.
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