Synthèse : Par cette apologie du poème en prose, Huysmans érige la littérature en domaine sacré, réservé à ceux qui en perçoivent la subtilité. Le roman naturaliste, fondé sur l’accumulation, cède la place à une écriture de la suggestion et de la condensation.
Des Esseintes, double esthétique de l’auteur, théorise ici une vision alchimique et aristocratique de l’art, où l’œuvre devient un élixir réservé à une élite spirituelle et intellectuelle. Ce passage, véritable manifeste du décadentisme, anticipe les recherches symbolistes sur le langage pur, fait de « correspondances » et de résonances intérieures.
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