⇠ Rabelais - Gargantua - Ch 57 - analyses

Rabelais - Gargantua - Le Prologue - analyses

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Rabelais - Gargantua - le prologue - analyse

SynthĂšse : Le prologue de «Gargantua» se prĂ©sente comme un jeu de miroirs, oĂč l’auteur, Rabelais, s’amuse Ă  dĂ©router le lecteur dĂšs les premiers mots. L’oxymore est au cƓur de cette stratĂ©gie, puisque les «mƓurs dissolues» des lecteurs les rendent «inestimables». L’apostrophe initiale, provocatrice et triviale, s’adresse Ă  une Ă©lite de «buveurs illustres» et de «vĂ©rolĂ©s», instaurant une relation ironique maĂźtre-Ă©lĂšves. Rabelais use d’images suggestives – les SilĂšnes de Socrate, le livre semblable Ă  l’habit d’un moine, le lecteur face au livre tel un chien devant un os – pour inviter Ă  dĂ©passer les apparences. Le texte, structurĂ© par des interrogations rhĂ©toriques, anticipe les rĂ©actions du lecteur et l’implique activement dans une leçon de savoir-lire, oĂč l’humour masque une visĂ©e didactique. L’auteur, maniant impĂ©ratifs et tournures impersonnelles, propose une vĂ©ritable initiation Ă  la lecture, invitant Ă  une interprĂ©tation perspicace et Ă  la recherche d’un enseignement sĂ©rieux au-delĂ  des plaisanteries.


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