⇠ Rabelais - Gargantua - Ch 57 - analyses

Rabelais - Gargantua - Le Prologue - analyses

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Rabelais - Gargantua - le prologue - analyses

SynthĂšse : Le prologue de «Gargantua», analysĂ© ici, se rĂ©vĂšle ĂȘtre une vĂ©ritable leçon de rhĂ©torique et de pĂ©dagogie. Rabelais y use d’un humour dĂ©bridĂ© et d’images paradoxales pour s’adresser Ă  ses «buveurs trĂšs illustres» et autres «vĂ©rolĂ©s trĂšs prĂ©cieux», Ă©tablissant ainsi une complicitĂ© avec ses lecteurs. L’auteur y mĂȘle Ă©rudition et trivialitĂ©, convoquant Platon et les farces mĂ©diĂ©vales, afin de dĂ©construire les apparences et d’inviter Ă  une lecture attentive, seule capable de rĂ©vĂ©ler la «substantifique moelle» de l’Ɠuvre. Par un jeu subtil de mĂ©taphores imbriquĂ©es, notamment celle des SilĂšnes et de l’os Ă  moelle, Rabelais oppose l’extĂ©rieur grotesque Ă  l’intĂ©rieur prĂ©cieux, soulignant ainsi la nĂ©cessitĂ© d’une interprĂ©tation «plus haute» pour accĂ©der Ă  la sagesse et aux valeurs humanistes qu’il promeut. Ce prologue, vĂ©ritable manifeste, dĂ©voile donc l’ambition de Rabelais : faire de ses lecteurs des «abstracteurs de quintessence», capables d’extraire le savoir et de contribuer Ă  l’édification d’une sociĂ©tĂ© Ă©clairĂ©e.


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