Rabelais - Gargantua - le prologue - analyses
SynthĂšse : Le prologue de «Gargantua», analysĂ© ici, se rĂ©vĂšle ĂȘtre une vĂ©ritable leçon de rhĂ©torique et de pĂ©dagogie. Rabelais y use dâun humour dĂ©bridĂ© et dâimages paradoxales pour sâadresser Ă ses «buveurs trĂšs illustres» et autres «vĂ©rolĂ©s trĂšs prĂ©cieux», Ă©tablissant ainsi une complicitĂ© avec ses lecteurs. Lâauteur y mĂȘle Ă©rudition et trivialitĂ©, convoquant Platon et les farces mĂ©diĂ©vales, afin de dĂ©construire les apparences et dâinviter Ă une lecture attentive, seule capable de rĂ©vĂ©ler la «substantifique moelle» de lâĆuvre. Par un jeu subtil de mĂ©taphores imbriquĂ©es, notamment celle des SilĂšnes et de lâos Ă moelle, Rabelais oppose lâextĂ©rieur grotesque Ă lâintĂ©rieur prĂ©cieux, soulignant ainsi la nĂ©cessitĂ© dâune interprĂ©tation «plus haute» pour accĂ©der Ă la sagesse et aux valeurs humanistes quâil promeut. Ce prologue, vĂ©ritable manifeste, dĂ©voile donc lâambition de Rabelais : faire de ses lecteurs des «abstracteurs de quintessence», capables dâextraire le savoir et de contribuer Ă lâĂ©dification dâune sociĂ©tĂ© Ă©clairĂ©e.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.