⇠ H.1. - Écoute, je voulais te demander... H.1. - Mais qu’est-ce que c’est, alors ? ⇢

H.1. - La vie est là... simple et tranquille...

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Synthèse : Deux interlocuteurs s'engagent dans un dialogue où les mots de Verlaine, "La vie est là, simple et tranquille", deviennent le point de départ d'une réflexion sur la communication et la manipulation. L'un d'eux, H.1, perçoit dans cette phrase une tentative d'attirer l'autre vers une vérité ou une révélation, comme un appât. Cette conversation révèle une dynamique complexe entre les deux, où chaque mot semble chargé d'une intention cachée. H.1 accuse H.2 d'avoir utilisé ces mots pour le séduire, tout en reconnaissant que lui-même a pu manipuler H.2 par le passé. Le texte explore ainsi les subtilités de l'interaction humaine, où les mots simples peuvent dissimuler des intentions profondes et contradictoires.

H.1 : « La vie est là... simple et tranquille... » « La vie est là, simple et tranquille... » C’est de Verlaine, n’est-ce pas?

H.2 : Oui, c’est de Verlaine... Mais pourquoi?

H.1 : De Verlaine. C’est ça.

H.2 : Je n’ai pas pensé à Verlaine... j’ai seulement dit : la vie est là, c’est tout.

H.1 : Mais la suite venait d’elle-même, il n’y avait qu’à continuer... Nous avons quand même fait nos classes...

H.2 : Mais je n’ai pas continué... Mais qu’est-ce que j’ai à me défendre comme ça? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qui te prend tout à coup?

H.1 : Qu’est-ce qui me prend? « Prend » est bien le mot. Oui, qu’est-ce que qui me prend? C’est que tout à l’heure, tu n’as pas parlé pour ne rien dire... tu m’as énormément appris, figure-toi... Maintenant il y a des choses que même moi je suis capable de comprendre. Cette fois-ci, celui qui a placé le petit bout de lard, c’est toi.

H.2 : Quel bout de lard?

H.1 : C’est pourtant clair. Tout à l’heure, quand tu m’as vu devant la fenêtre... Quand tu m’as dit : « Regarde, la vie est là... la vie est là... rien que ça... la vie... quand tu as senti que je me suis un instant tendu vers l’appât...

H.2 : Tu es dingue.

H.1 : Non. Pas plus dingue que toi, quand tu disais que je t’avais appâté avec les voyages pour t’enfermer chez moi, dans ma cage... ça paraissait très fou, mais tu n’avais peut-être pas si tort que ça... Mais cette fois, c’est toi qui m’as attiré...

H.2 : Attiré où? Et avec quoi je t’ai cherché à t’attirer?

H.1 : Mais voyons, ne joue pas l’innocent... « La vie est là, simple et tranquille... »


   

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