⇠ H.2. - Mon Dieu ! comme d’un seul coup tout resurgit... H.2. - […] Alors, il m’a tendu un piège… ⇢

H.2. - Voilà… je vous présente... Je vous en prie...

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Synthèse : La scène met en présence plusieurs personnages, dont deux amis, H.1 et H.2, dont la relation est en crise. H.2 expose à un groupe l’origine de leur brouille : H.1 aurait adopté un ton «condescendant», blessant son ami. L’incompréhension initiale cède la place à une tentative d’explication, où H.1 révèle une distance volontaire, une «marge» qu’il a toujours maintenue vis-à-vis de H.2. Ce dernier, à son tour, dévoile un désir d’inclusion, une volonté d’attirer H.1 dans son propre espace, révélant ainsi les enjeux d’une relation complexe, faite de proximité et de séparation, de désir et de refus. L’échange met en lumière les dynamiques de pouvoir et les attentes implicites qui régissent l’amitié.


H.2 : [...] Voilà... je vous présente... Je vous en prie... cela ne vous prendra pas longtemps... il y a entre nous un différent...

EUX : Oh, mais nous, vous savez, nous n’avons aucune compétence.

H.2 : Si, si, vous en avez... Plus qu’il n’en faut. Voilà de quoi il s’agit. Mon ami, là, un ami de toujours...

F. : C’est lui dont vous m’avez souvent parlé? Je me rappelle... quand il a été souffrant... vous étiez si inquiet...

H.2 : Oui, c’est lui... Et c’est pour ça justement que ça me fait tant de peine.

F. : Ne me dites pas qu’entre vous... après tant d’amitié... vous m’avez toujours dit qu’il a été, à votre égard...

H.2 : Oui, parfait. Je lui en suis reconnaissant.

F. : Alors pourquoi?

H.1 : Eh bien, je vais vous le dire : je lui ai, paraît-il, parlé sur un ton condescendant...

H.2 : Pourquoi le dis-tu comme ça? Avec cette ironie? Tu ne veux plus faire l’essai?

H.1 : Mais si mais si... Je le dis sérieusement. Je l’ai vexé... il s’est senti diminué... alors, depuis, il m’évite... eux, silencieux... perplexes... hochant la tête...

F. : En effet... ça paraît... pour le moins excessif... juste un ton condescendant...

H.3 : Mais vous savez, la condescendance, parfois...

H.2 : Ah? vous comprenez?

H.3 : Mais non, je n’irais pas jusqu’à ne plus revoir, mais...

H.2 : Mais, mais, mais... ah oui, vous voyez, vous pouvez me comprendre.

H.1 : Si, si, vous verrez, vous verrez... permettez-moi de vous exposer... Voilà... Il faut vous dire d’abord que jamais, mais vraiment jamais je n’ai accepté d’aller chez lui...

F. : Vous n’allez jamais chez lui?

H.1 : Mais si, voyons... qu’est-ce qu’il raconte?

H.2 : C’est pas de ça que je parle. J’allais le voir, le voir, c’est vrai. Mais jamais, jamais je ne cherchais à m’installer sur ses domaines... dans ces régions qu’il habite... Je ne joue pas le jeu là, vous comprenez.

H.3 : Ah, c’est ça que tu veux dire... Oui, c’est vrai, tu t’es toujours tenu en marge...

F. : Un marginal?

H.1 : Oui, si on veut. Mais je dois dire qu’il a toujours gagné sa vie... il n’a jamais rien demandé à personne.

H.2 : Merci, tu es gentil. Mais où en étions-nous? Ah oui, c’est ça, il vous l’a dit : je me tiens à l’écart. Il est chez lui. Moi je suis chez moi.

F. : C’est bien normal. Chacun sa vie, n’est-ce pas?

H.2 : Eh bien, figurez-vous qu’il ne le supporte pas. Il veut à toute force m’attirer... là-bas, chez lui... il faut que j’y sois avec lui, que je ne puisse pas en sortir... Alors il m’a tendu un piège... il a disposé une souricière.


   

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