H.1 : Veux-tu que je te dise? C’est dommage que tu ne m’aies pas consulté, j’aurais pu te conseiller sur la façon de rédiger ta demande. Il y a un terme tout prêt qu’il aurait fallu employer...
H.2 : Ah? lequel?
H.1 : Eh bien, c’est le mot « condescendant ». Ce que tu as senti dans cet accent mis sur bien... dans ce suspens, c’est qu’ils étaient là qui se nomme condescendants. Je ne dis pas que tu aurais obtenu la permission de ne plus me revoir à cause de ça, mais ceci t’aurait peut-être évité la condamnation. Le ton condescendant pouvait être une circonstance atténuante. « C’est entendu, il a voulu rompre avec un pareil ami... mais enfin, on peut invoquer cette impression qu’il a eue d’une certaine condescendance... »
H.2 : Ah? tu la vois donc? Tu la reconnais?
H.1 : Je ne reconnais rien. D’ailleurs je ne vois pas pourquoi... comment j’aurais pu... avec toi... non vraiment, il faut que tu sois...
H.2 : Ah non, arrête... pas ça... pas que je sois ceci ou cela... non, non, je t’en prie, puisque tu veux que nous arrivions à nous comprendre... Tu le veux toujours, n’est-ce pas?
H.1 : Bien sûr. Je te l’ai dit, je suis venu pour ça.
H.2 : Alors, si tu veux bien, servons-nous de ce mot...
H.1 : Quel mot?
H.2 : Le mot « condescendant ». Admets, je t’en prie, même si tu ne crois pas, que ça y était, oui... la condescendance. Je n’avais pas pensé à ce mot. Je ne les trouve jamais quand il le faut... mais maintenant que je l’ai, permets-moi... je vais recommencer...